L′extradition du ″marchand de mort″ | International | DW | 20.08.2010
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

International

L'extradition du "marchand de mort"

La Thaïlande a décidé d’extrader Victor Bout vers les Etats-Unis. Le nom de cet ancien officier russe est associé au trafic – présumé – d’armes. Washington se réjouit de cette décision, Moscou dénonce son « illégalité ».

default

Un marchand de canons au commerce planétaire

Rien que son surnom campe le personnage. Soupçonné d’avoir vendu illégalement des armes en Afrique, en Amérique latine et au Proche-Orient depuis les années 1990, Victor Bout est baptisé le « marchand de mort ». En Afrique, il aurait fait du commerce au Liberia, en Angola, en Sierra Leone, au Rwanda et en République démocratique du Congo, où il aurait procuré un avion à Mobutu Sese Seko pour lui permettre de prendre la fuite en 1997. Autant d’accusations que ce quadragénaire récuse, il affirme diriger une entreprise de transport aérien, tout ce qu’il y a de plus légal.

Depuis deux ans et demi, Victor Bout est détenu dans une prison de haute sécurité thaïlandaise. Les Etats-Unis réclament depuis lors son extradition car ils le soupçonnent d’avoir vendu des armes aux FARC, les Forces armées révolutionnaires de Colombie. En première instance, la justice thaïlandaise avait statué sur son maintien sous les verrous en Thaïlande, considérant que les FARC n’étaient pas un groupe terroriste, comme le maintiennent les Etats-Unis, mais un mouvement politique. Ce nouveau verdict prononcé par une cour d’appel revient donc sur ce jugement et Victor Bout sera bien extradé. La défense a déjà indiqué qu’elle déposerait un recours pour revenir sur cette décision. Ses avocats estiment que l’accusé ne bénéficiera pas d’un procès équitable aux Etats-Unis. Selon l’acte d’accusation américain, le Russe aurait affirmé aux espions infiltrés qui l’ont arrêté qu'il pourrait leur fournir de l’armement lourd : plusieurs centaines de missiles sol-air, des munitions, des fusils d’assaut et même des drones, ces avions sans pilote.

Serguei Lavrov, le chef de la diplomatie russe dénonce une décision « illégale ». Moscou estime que la Thaïlande a cédé aux pressions américaines et que Victor Bout devrait rentrer dans son pays d’origine.

Auteur: Sandrine Blanchard
Edition: Christophe Lascombes

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !