L′exemple grec | Vu d′Allemagne | DW | 30.06.2011
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Vu d'Allemagne

L'exemple grec

Le Parlement grec a adopté mercredi les mesures d’austérité du gouvernement de Georges Papandréou, ouvrant la voie à une nouvelle aide financière de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.

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Les peuples ont le pouvoir et ne se rendent jamais

Pour la Franfkurter Rundschau, Georges Papandréou a surmonté un obstacle majeur qui va désormais lui permettre de recevoir 12 milliards d'euros. Cela dit, Athènes n'est pas pour autant tiré d'affaire, loin de là. Cette somme va suffire jusqu'en septembre puis le pays aura besoin du prochain transfert d'argent. Désormais, tout repose sur la transposition, dans la pratique, des réformes et des mesures d'austérité ; une tâche autrement plus délicate que l'adoption des mesures, estime le quotidien.

Griechenland Papandreou

Pour George Papandréou, le plan d'austérité est l'unique chance pour son pays de retrouver l'équilibre

La Frankfurter Allgemeine Zeitung parle de "l'exemple grec". Sauf cas extrême, aucun Premier ministre n'acceptera de payer un prix aussi élevé que le gouvernement grec actuellement. Ce dernier a dû se dessaisir de sa souveraineté dans une proportion jusqu'ici inconnue au sein de l'Union européenne. Cela fait plusieurs mois déjà que les représentants élus par les Grecs ne peuvent plus prendre de décisions un tant soit peu importantes de manière autonome. Le gouvernement ne régit plus, il se contente d'accomplir ou, comme l'a dit le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, cité par le quotidien : "Nous faisons ce qu'il nous est commandé de faire et ce qu'il nous est permis de faire."

La Süddeutsche Zeitung remarque que le "oui" des députés grec a provoqué une vague de soulagement dans toute l'Europe et même jusqu'à Washington. C'est compréhensible, vu les sommes investies par de nombreuses banques européennes et américaines. Mais ça l'est également pour une autre raison. Les Européens ont été bien inspirés de ne pas rejeter la Grèce car, au final, aucun pays de l'Union ne peut prétendre ne pas avoir besoin lui aussi, un jour, de la solidarité des autres membres. Si l'Union veut réellement tenter d'apaiser la colère des Grecs, il lui faudra, à l'avenir, dire aux hommes politiques d'Athènes : "Ne traitez pas votre pays de la sorte." Le dire publiquement et à temps.

Auteur : Konstanze von Kotze
Edition : Sébastien Martineau

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