L’Europe protège mal les journalistes | International | DW | 30.07.2010
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International

L’Europe protège mal les journalistes

Le dernier rapport publié hier par l'OSCE souligne des entraves à la liberté de la presse dans de nombreux pays européens, dont la France, l’Italie, la Grèce et la Hongrie.

Le journaliste Sokratis Giolias a été assassiné à Athènes le 19 juillet

Le journaliste Sokratis Giolias a été assassiné à Athènes le 19 juillet

La première surprise qui ressort de la lecture de ce rapport de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) est que des pays qu’on pouvait supposer a priori de bien traiter les journalistes sont épinglés. La France par exemple. Parce que le nouveau président de France Télévision, la télévision publique, est désormais directement nommé par le président de la République. Le rapport, rédigé par Dunja Mijatovic, la représentante pour la liberté des médias de l'OSCE, souligne que ce mode de nomination « contredit les principes de l'OSCE ».

L'Italie est aussi sur le banc des pays réprimandés à cause de la nouvelle loi qui interdit aux journalistes de publier, avant le début d'un procès, des documents liés à des procédures en cours comme des auditions, des extraits d'interrogatoires ou d'écoutes téléphoniques. Cette loi, voulue par le président du Conseil Sylvio Berlusconi, est d'ailleurs beaucoup critiquée en Italie. Il y a aussi le cas de la Grèce, très inquiétant, après l'assassinat du journaliste Socratis Giolias, abattu devant son domicile le 19 juillet dernier.

Bonnet d’âne à la Hongrie

Dunja Mijatovic, la représentante pour la liberté des médias de l'OSCE

Dunja Mijatovic, la représentante pour la liberté des médias de l'OSCE

Mais au sein des pays membres de l'Union européenne, la palme du mauvais élève est décernée à la Hongrie avec la réforme des médias qui place l'ensemble du secteur audiovisuel public sous le contrôle direct du gouvernement. "J'ai écris au gouvernement hongrois pour lui rappeler ses devoirs en tant que membre de l'OSCE. Mais je suis très inquiète du fait qu'une partie de la loi ait déjà été votée", a déclaré Dunja Mijatovic.

Mais toute la difficulté pour l'OSCE réside dans le fait que cette organisation ne peut émettre que des avis, ensuite les états en font ce qu'ils veulent. C'est particulièrement frappant en Russie où les journalistes sont menacés physiquement Dans ce pays, on ne compte plus les agressions violentes de journalistes qui enquêtent sur des sujets sensibles. La Russie n'a d'ailleurs pas le monopôle de ce genre de méfaits comme on a pu le voir en Serbie avec la brutale agression qu'a subie, le 24 juillet, le journaliste Teofil Pancic.

Enfin, il y a les arrestations, nombreuses, en Turquie de journalistes qui enquêtent sur le terrorisme. Là encore, Dunja Mijatovic a envoyé une lettre à Ankara pour mettre l’accent sur cette atteinte à la liberté de la presse.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Sandrine Blanchard

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