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Europe

L'Europe a-t-elle mérité son prix Nobel ?

L'Union européenne a reçu le 10 janvier à Oslo le prix Nobel de la Paix 2012 pour l'action de réconciliation conduite sur le continent depuis 1945. Une reconnaissance historique pourtant beaucoup critiquée.

Herman Van Rompuy, Martin Schulz et Jose Manuel Barroso

Herman Van Rompuy, Martin Schulz et Jose Manuel Barroso

Le prix Nobel de la Paix a donc été attribué le 10 décembre à l'Union européenne. Une union symbolisée par les trois rois que sont les trois présidents : Herman Van Rompuy pour le Conseil européen, Martin Schultz pour le Parlement et José Manuel Barroso pour la Commission.

Alors, pour l'occasion, la ville d'Oslo où s'est déroulée la remise du prix avait vu les choses en grand. Si ce n'était la température – moins 15 moins 20 degrés Celsius – et les sandwichs infâmes, et payants, de la salle de presse, tout aurait été parfait. À commencer par la présence de la famille royale accueillie au son de trompettes médiévales, sans oublier la ravissante princesse de Norvège qui nous fit un instant presque regretter l'Ancien Régime.

Mais qu'importe, des rois nous en avons d'autres à Bruxelles, trois, même s'ils sont beaucoup moins ravissants. Tout était parfait donc avec notamment la présence de la chancelière Angela Merkel, du président français François Hollande, du président du conseil italien démissionnaire Mario Monti, de l'homme de l'ombre, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi…

Bref, vous avez compris que le gratin politique européen s'était donné rendez-vous sous le climat polaire de cette ville d'Oslo, un climat polaire que des centaines de manifestants n'ont pas hésité à braver pour protester contre ce prix selon eux injustement attribué à l'Europe.

La salle d'honneur du Oslo City Hall où s'est déroulée la cérémonie

La salle d'honneur du Oslo City Hall où s'est déroulée la cérémonie

La guerre éradiquée

Car il y a des mécontents. Il y a des critiques, tous ceux qui ne comprennent pas que l'Europe de l'austérité, des coupes budgétaires et de la fermeture des frontières aux étrangers ait pu obtenir ce prix. Nous sommes dans une démocratie et ce qu'il y a de bien dans une démocratie c'est que chacun a le droit d'exprimer son opinion.

Mais à tous ceux qui critiquent ce prix Nobel, il faut rappeler que la génération franco-allemande de nos grands-parents s'est étripée sur les champs de bataille. C'était il y a 70 ans. Une microseconde à l'échelle de l'histoire de l'humanité. Et où en sommes-nous aujourd'hui ? L'Europe est le seul continent dans l'histoire de l'humanité qui ait su éradiquer la guerre et ceci pour longtemps.

Car qui peut imaginer que l'Allemagne et la France puissent de nouveau se faire la guerre ? Si cela ne mérite pas le prix Nobel de la Paix, que faut-il encore que l'Europe prouve encore pour faire taire les critiques ?

Les trois présidents de l'UE avant la remise du prix : Van Rompuy, Schultz et Barroso

Les trois présidents de l'UE avant la remise du prix : Van Rompuy, Schultz et Barroso

Assurance sur l'avenir de la paix

Et nous restons encore un petit moment à Oslo, la capitale norvégienne, pour donner la parole au président du Conseil européen : Herman Van Rompuy, grand amateur de haikus, ces brefs poèmes japonais. Herman Van Rompuy sur lequel nous n'avons pas toujours dit du bien en raison de son manque de visibilité alors que l'Europe a grand besoin d'une image. Malgré tout, le président Herman Van Rompuy n'a pas du tout été mauvais dans son rôle à Oslo.

Celui-ci a résumé les choses à sa manière lorsqu'il a dit qu'il appartenait à la première génération d'Européens qui sans doute n'avait jamais eu peur de la guerre, du moins d'une guerre entre Européens. C'est cette assurance sur l'avenir et la paix sur ce continent qu'il est selon lui important de transmettre aux jeunes générations.

L'Espagne redémarre

En Espagne maintenant, la crise et la baisse du coût du travail ont rendu l'économie plus compétitive. C'est du moins le pari que font plusieurs marques de voiture. Ainsi Renault et Ford ont annoncé récemment qu'elles allaient embaucher en Espagne tandis que PSA va bientôt produire deux nouvelles berlines, la Peugeot 301 et la Citroën C-Elysée, destinées aux marchés émergents.

L'Espagne est en train de regagner de la compétitivité, les coûts salariaux ont reculé de 9% dans l'industrie entre 2008 et aujourd'hui. Le taux de chômage étant alarmant, les salariés acceptent en effet de faire des efforts. Ainsi, dans l'usine Seat de Martorell près de Barcelone, les employés ont concédé des sacrifices sur leurs salaires et leurs horaires dans le but de voir la production augmenter dans leur usine.

Conséquence : Seat se porte plutôt bien et résiste à la crise. Mieux, la marque qui appartient au groupe allemand Volkswagen a même créé 1.200 emplois l'année dernière.

C'est un reportage dans l'usine Seat de Martorell de Henry de Laguérie.

Écouter l'audio 12:30

Carrefrour Europe cette semaine revient sur le prix Nobel de la Paix attribué à l'Europe

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