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International

L'Etat islamique fait des victimes parmi les jeunes en Libye

Une cinquantaine de combattants du groupe Etat islamique étaient tués le 19 février lors de l'attaque de l’armée américaine qui bombardait une maison de Sabratha . Un véritable coup de pied dans la fourmilière.

Suite à cette attaque, des djihadistes ont tenté de prendre le contrôle du centre ville. Les brigades révolutionnaires ont réussi à les faire fuir. Elle cache son deuil derrière un épais voile noir. Rabia a perdu son fils de 19 ans, Ali Mohamed, alors qu’il combattait le Groupe Etat islamique. il a été retrouvé décapité, dans une mise en scène macabre “El Hamdulillah, vraiment même si parfois je pleure, je reste patiente. Et bien entendu mes demandes (duas=prières) pour avoir de ses nouvelles, et el hamdulillah, il n'est pas mort sur un pêché, mais il est mort d'une main extérieure, il me manque bien sûr et tout, je ne suis qu'une mère après tout”.

La détresse d’une mère

La détresse de Rabia illustre un problème régional. Il y a d’abord le soutien offert par les populations au groupe Etat islamique. Le brigadier-général Omar Abdeljalil le reconnaît “mais il y a quelques citoyens de Sabratha, des jeunes qui sont psychologiquement influençables, ce sont eux qui auraient pu être au courant de ce qu'ils se cachaient dans la ville, ces jeunes sont en nombre limité. Ces jeunes sont ceux qui les ont accueillis, ils avaient la même mentalité.” Une visite de la ville montre bien cette aide. L’Etat islamique avait investi plusieurs maisons, disséminées partout dans la ville. Sami elGarabli, lui, a sonné l’alarme dès novembre 2015. Selon le chef de branche de sécurité de Sabratha, la ville avait un rôle stratégique pour l’EI “ils ont fait des camps ici pour Daech pour rassembler des gens de Tunisie et d’autres pays. Ils venaient par la frontière tunisienne et parfois par la mer. Et ils restaient dans les camps pour l’entraînement et ensuite ils les envoyaient en Syrie, ils les envoyaient vers d’autres pays, je ne sais pas lesquels. Et ici en Libye, ils les envoyaient à Syrte”.

Sabratha libre mais...

Le 7 mars, deux semaines après la défaite de l’Etat islamique à Sabratha, la ville tunisienne de Ben Guerdane, à 100 km de là, était attaquée par le groupe terroriste. Sami El-Garabli assure qu’il s’agit de la même cellule“le gouvernement tunisien le savait parce que nos autorités l’ont prévenu. Donc, il se préparait”. Si Sami estime que la situation est stable à Sabratha, il reste inquiet. Selon lui, 4 à 5 responsables de l’EI se cachent encore dans sa ville.

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