1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

International

L'Espagne vers une crise du logement ?

Le plan européen d'aide aux banques de 100 milliards d'euros n'empêche pas de nombreux Espagnols de s'enfoncer dans une précarité grandissante. Ils n'arrivent plus à rembourser leurs crédits immobiliers.

Le chômage frappe un quart de la population. Et les Espagnols sont de plus en plus nombreux à recevoir des ordres d'expulsion. Exemple : cet immigré équatorien, Eduardo Cochago, arrivé il y a 14 ans en Espagne. Au début, il a bien gagné sa vie dans le bâtiment. On était en plein boom immobilier. Et les agences immobilières avaient vite fait, selon lui, de répérer les immigrés. Il témoigne : « Ils ont vu un étranger et ils savaient qu'on avait besoin d'un logement. Ils savaient qu'on vivait à sept dans une pièce et ils savaient qu'on avait besoin d'un toit pour vivre dignement. »

Vivre à crédit

À l'époque, les banques proposaient des prêts qui couvraient 100% du prix d'achat. Prétendument sans aucun risque, il suffisait de signer. Les plus crédules s'y sont laissés prendre. Eduardo a emprunté de l'argent, précisément à la banque qui fait actuellement les grands titres, Bankia, née d'une fusion entre caisses d'épargne. Il a remboursé 65.000 euros, mais il en doit encore plus de 100.000 et n'a plus les moyens de rembourser. L'appartement dans lequel il vit avec sa femme et sa fille a beaucoup perdu de sa valeur et appartient aujourd'hui à la banque.

Symbolbild Spanien Krise

Les Espagnols sont confrontés à une grande précarité

Mais qu'à cela ne tienne, Eduardo s'est vu proposer un nouveau crédit pour racheter l'appartement. Cette fois-ci, il a dit non, et espère rester comme locataire dans son appartement. Une association l'aide dans ses démarches, elle a déjà pu empêcher 77 expulsions : « Et quand ça ne marche pas, nous cherchons à convaincre la banque d'accepter un contrat de location social. Les anciens propriétaires restent dans leurs murs et versent 30% de leur revenu comme loyer. »

Les expulsions de familles surendettées ont mobilisé depuis l'an dernier le mouvement des indignés en Espagne, car il faut savoir qu'en 2011, ce sont près de 60.000 ordres d'expulsion qui ont été lancés.

Auteurs : Reinhard Spiegelhauer, Marie-Ange Pioerron
Édition : Cécile Leclerc

La rédaction vous recommande

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !