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International

L'Espagne fait l'état des lieux de la crise

À l'ouverture d'un débat parlementaire sur l'état de la Nation, le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a affirmé que le "naufrage" du pays a été évité. Le chef du gouvernement justifie sa politique de rigueur.

Manifestation contre la cure d'austérité

Manifestation contre la cure d'austérité

Dans son discours devant les députés, Mariano Rajoy s'est surtout justifié face aux soupçons de corruption qui entachent son pouvoir et qui divisent au sein de son parti. Un discours décevant selon l’opposition socialiste, qui souligne que le Premier ministre n’a pas fait mention "ni des expulsions" de propriétaires surendettés, ni "de la santé publique", frappée par les coupes budgétaires.

Suicides de propriétaires

L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, est plongée dans une crise sans fin depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008. Aujourd’hui, près de 500 familles sont expulsées chaque jour de chez elles, faute de pouvoir rembourser leurs crédits. Le pays a enregistré récemment plusieurs cas de suicides de propriétaires menacés d’expulsions.

Demostrationen gegen die Sparmaßnahmen in Spanien

Des milliers d'Espagnols en colère manifestent contre la cure d'austérité

C'est dans ce contexte, qu'en début de semaine, les ONG Amnesty International, Greenpeace et Oxfam ont interpellé dans une lettre ouverte, le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, lui demandant, de placer la lutte contre la pauvreté parmi ses priorités. Selon les ONG signataires, deux millions de familles espagnoles n'ont plus aucun revenu et une sur quatre vit dans la pauvreté ou dans des conditions d'exclusion sociale.

L’Espagne a plusieurs fois évité de justesse le sauvetage financier complet du FMI (Fonds monétaire international) et les perspectives pour 2013 ne sont pas meilleures. Dans ce marasme économique, Mariano Raroy a tenté de justifier sa politique de rigueur menée depuis un an. Une cure d'austérité forcée qui a permis d'éviter "le naufrage" de l'Espagne. Le Premier ministre a toutefois affirmé que "le chemin à parcourir est encore long" et la "réalité sociale terriblement dure". 

Pour sa part, la Banque centrale européenne, par la voix de son président Mario Draghi, a félicité le gouvernement espagnol pour les progrès budgétaires accomplis. Il a estimé que le pays est en bonne voie et que dorénavant, ses banques sont en mesure de présenter un bilan plus sain. Mais les efforts vont devoir se poursuivre, dans un pays plongé dans la récession, où le chômage touche désormais un quart de la population active.

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