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Afrique

Les vieilles blessures saignent au Soudan du Sud

Lundi matin le président Salva Kiir a annoncé avoir déjoué une tentative de coup d'Etat. Des échanges de tirs ont éclaté dans la nuit dans la capitale, Juba. Le calme serait de retour, mais un couvre-feu a été décrété.

Le président Salva Kiir a décrété un couvre feu pour une durée indéterminée. Pour lui, il ne fait aucun doute que la tentative de putsch qu'il dénonce est une action des éléments fidèles à son rival politique, l'ex-vice-président Riek Machar.

Actuellement, les forces de sécurité qui se sont déployées dans la ville assurent contrôler la situation et cherchent à identifier les auteurs des affrontements dont certains auraient été arrêtés. Aucune précision n'a toutefois été donnée sur leur nombre.

Un contexte politique tendu

Les tensions ont été ravivées en juillet dernier, lorsque le président Salva Kiir a limogé le vice-président, Riek Machar, et l'ensemble de ses ministres. Riek Machar avait auparavant annoncé son intention de se présenter contre le chef de l'Etat lors de la présidentielle de 2015.

Lors des deux ans de l'indépendance du pays, le 09 juillet 2013

Le drapeau commun ne suffit pas à aplanir les conflits anciens

Depuis son limogeage, l'entente politique avait fait place à des craintes d'un retour des clivages de la guerre civile. Pour Marc Lavergne, chercheur au CNRS et spécialiste de la Corne de l'Afrique, il est tout à fait possible qu'il y ait eu une tentative de renversement du pouvoir :

"C'était une mini-révolution, dans la mesure où les gouvernements soudanais reposent sur une alliance des anciens ennemis d'hier. Le grand clivage au sein du SPLM, c'était en 1991, où Salva Kiir et Riek Machar s'étaient retrouvés opposés avec une guerre civile qui a fait 100 000 morts. Aux dissensions politiques s'ajoutent des clivages ethniques, avec d'un côté une minorité de Nuers et de l'autre une majorité de Dinkas. Ce sont des peuples de Nilotes, nomades, des éleveurs de bovins, assez proches finalement, et qui constituent les deux grands groupes au pouvoir au Soudan du Sud aujourd'hui."

La communauté internationale appelle au calme. La représentante du secrétaire général de l'ONU au Soudan du Sud, Hilde Johnson, a exhorté les différentes parties à la retenue.

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