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International

Les Suisses contre les rémunérations excessives

Un vote qui détonne: 68% des Suisses ont approuvé par référendum le contrôle des rémunérations des dirigeants d'entreprises. Le système sera l'un des plus stricts au monde. Le Parlement doit encore se prononcer

ARCHIV - Demonstranten, Mitglieder der Jusos, fordern am 23.10.2008 mit einem Transparent eine Rückzahlung der Boni von Bankenchefs vor dem Hauptsitz der UBS in Zürich. An diesem Sonntag (03.03.2013) stimmen die Schweizer Bürger darüber ab, ob allzu üppige Manager-Saläre per Gesetz unterbunden werden sollen. Foto: Steffen Schmidt/dpa +++(c) dpa - Bildfunk+++

Les Suisses rejettent salaires exhorbitants, parachutes dorés et bonis des banquiers

Manager-Millionen auf dem Prüfstand ARCHIV - Ein Mann mit Aktentasche geht am 22.03.2005 in Bonn ins Büro und spiegelt sich dabei in den Glasscheiben der Post-Towers (Illustration zum Thema Manager). Gigantische Gehälter für Top-Manager erhitzen erneut die Gemüter in Deutschland. Foto: Oliver Berg dpa (zu dpa «Wie viel ist zu viel? - Manager-Millionen auf dem Prüfstand) +++(c) dpa - Bildfunk+++

Les managers qui encaissent des millions lors de leur départ sont pointés du doigt

Retraites chapeau, parachutes dorés et rémunérations exhorbitantes... dans les années 80 les conseils d'administration des grands groupes avaient fait preuve de beaucoup d'imagination pour , disait-on, attirer les meilleurs dirigeants. A l'heure de la crise cela ne passe plus. Pas même en Suisse, le pays de la banque et de la finance. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est la prime de départ de 72 millions de francs suisses - soit 60 millions d'euros - que devait toucher fin février le patron de Novartis, Daniel Vasella. Devant le tollé provoqué, il y avait renoncé. Mais trop, c'est trop. L'initiative populaire fédérale, lancée en 2008 par le sénateur et entrepreneur Thomas Minder à l'occasion de la quasi faillite de la banque UBS, a rapidement recueilli les 100 000 signatures nécessaires pour organiser un vote. La colère des Suisses vient de s'exprimer clairement, puisque l'intiative a receuilli pratiquement 2/3 des voix, comme le constate Thomas Minder: "Le peuple suisse a décidé d'envoyer un signal fort envers les conseils d'administrations mais aussi envers le Conseil fédéral mais aussi le Parlement suisse"

Thomas Minder, Councillor of State and initiator of the 'Against rip-off' initiative speaks to the media during a voting event in Schaffhausen, March 3, 2013. Swiss citizens were on track on Sunday to impose some of the world's strictest controls on executive pay, forcing public companies to give shareholders a binding vote on compensation, initial result projections showed. REUTERS/Michael Buholzer (SWITZERLAND - Tags: POLITICS ELECTIONS)

L'initiative de Thomas Minder, sénateur et entrepreneur suisse, a eu un succès innattendu qui inspire en Europe

Un exemple pour l'Europe

Concrétement , l'initiative Minder, prévoit de "limiter les rémunérations excessives" des patrons. Avec à la clé des sanctions sévères en cas d'infraction: une amende correspondant à six ans de revenu ou à trois ans de prisons. Les indemnités de départ ou les primes pour les achats d'entreprises sont interdites. Enfin ce seront les actionnaires qui voteront directement les rémunérations du conseil d'administration et des dirigeants. Inutile de dire que les entreprises suisses et leur représentants s'étaient vigoureusement opposées à ce texte. En Allemagne la discussion est lancée: le parti libéral FDP, membre de la coalition d'Angela Merkel et proche des milieux d'affaires, estime qu'une réglementation des rémunérations des dirigeants doit aussi être mise en place. D'accord dit le parti d'opposition social démocrate SPD, mais à condition que ce soit la loi et non pas les actionnaires qui fixent la limitation. Bref, à quelques mois des législatives allemandes, le thème est porteur...

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