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Vu d'Allemagne

Les sauveurs d'Athènes à bout de souffle

La Grèce a-t-elle trouvé un accord avec la troïka regroupant ses créanciers sur de nouvelles mesures d'austérité ? Des déclarations contradictoires se sont succédé mercredi. Le sujet fait la Une de la presse allemande.

Le Parlement, à Athènes

Le Parlement, à Athènes

Le gouvernement allemand indique, lassé, qu'aucun accord n'a encore été signé, alors que le ministre grec des Finances annonce déjà triomphalement que son pays va obtenir deux ans de plus pour atteindre ses engagements. Pour Die Welt, ce délai est peut-être juste dans le cas présent. À cause des élections en début d'année, la Grèce a perdu du temps et ne peut plus atteindre les objectifs fixés, même avec la meilleure volonté du monde.

Angela Merkel en compagnie de son homologue Antonis Samaras, le 18 octobre à Bruxelles

Angela Merkel en compagnie de son homologue Antonis Samaras, le 18 octobre à Bruxelles

Ce qui plaide aussi pour l'indulgence vis-à-vis de la Grèce, c'est que les partenaires d'Athènes dans la zone euro ont aussi commis des erreurs, en insistant uniquement sur les économies à réaliser au lieu de demander des réformes pour soutenir la croissance. Die Welt conclu : de l'indulgence donc. Une fois de plus. Mais une dernière fois !

Deux années supplémentaires pour la Grèce. À première vue, c'est une bonne nouvelle, observe die tageszeitung. Mais en vérité, ce qui se cache derrière cette information, c'est toute la misère de la Grèce et le désarroi de ses soi-disant sauveurs. Les experts et les créanciers ont perdu leur latin, leurs plans de sauvetage ont échoué. En fin de compte, estime le journal, ces "sauveurs" ont un besoin au moins aussi urgent de ce délai de deux ans que le gouvernement à Athènes.

La Frankfurter Rundschau revient quant à elle sur les relations entre médias et politique. Le porte-parole du parti conservateur bavarois CSU, Hans Michael Strepp, est critiqué pour avoir tenté d'empêcher la diffusion d'un reportage par la chaîne publique de télévision ZDF.

Selon ZDF, Hans Michael Strepp a également envoyé plusieurs SMS à la chaîne publique

Selon ZDF, Hans Michael Strepp a également envoyé plusieurs SMS à la chaîne publique

Question : quelle est la différence entre un président fédéral qui appelle le rédacteur en chef de Bild-Zeitung pour empêcher la publication d'informations pas très flatteuses sur sa personne et un porte-parole de la CSU qui appelle la ZDF pour stopper la diffusion d'un sujet ? Réponse : tous deux sont inaptes à occuper leur poste. Le journal faisait bien sûr référence au scandale qui a coûté sa place à Christian Wulff, le président allemand, poussé à la démission en février dernier.

Précision : on a appris jeudi 25 octobre en milieu de journée que Hans Michael Strepp, le porte-parole de la CSU avait démissionné. Démission d'ores et déjà acceptée par la direction du parti, allié de la chancelière Angela Merkel.

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