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Vu d'Allemagne

Les salaires des managers en débat

Le parti social-démocrate allemand (SPD) propose de limiter les salaires des cadres d'entreprises, les managers supérieurs à 500.000 euros. Comme les politiques, la presse allemande est partagée.

Il est grand temps "d'établir qu'il est moralement douteux qu'un manager gagne plus de 500 mille euros par an". die tageszeitung, la taz applaudit le projet de loi présenté hier. Mais le journal berlinois précise bien qu'il n'est pas dupe. "La mesure tient du symbole" - "Elle n'entraînera pas de fait de diminution des salaires", puisque le plafonnement est strictement fiscal: le texte de loi prévoit simplement d'interdire aux entreprises de déduire fiscalement les salaires qui dépassent 500 000 euros par an. Le ministre de la justice, le social-démocrate Heiko Maas, appuie la mesure, "et le parti chrétien-démocrate d'Angela Merkel se montre disposé à discuter". Mais il faut s'attendre à une "contre-attaque décidée de l'aile libérale de la CDU", prévient tout de même le journal berlinois.

Volkswagen Auslieferungsturm (picture-alliance/AP)

Le scandale autour des moteurs truqués Volkswagen a lancé le débat du plafonnement des salaires

Les salaires, question juridique ou débat moral?

À l'image de la Frankfurter allgemeine Zeitung, la FAZ, pour qui les sociaux-démocrates "s'en prennent à des principes d'égalité qui sont au coeur de nos systèmes juridiques et commerciaux". Avec un exemple à l'appui: pourquoi traiter différement les clubs de football, qui pourront continuer de rémunérer selon leur bon vouloir leurs sportifs, et les grandes entreprises, qui seront, elles, pénalisées fiscalement? s'interroge la FAZ. Le quotidien Die Welt s'inquiète également pour le principe de liberté contractuelle, "qui est pourtant ancré dans la Constitution", s'emporte le journal berlinois. "Et tout ça par pure visée électoraliste", croit savoir Die Welt (les élections législatives allemandes, qui débouchent sur l'élection d'un nouveau chancelier auront lieu en septembre prochain). "Quiconque clame vouloir s'en prendre aux très hauts salaires ne pourra qu'être applaudi. (…) Pas sûr que la CDU aura la force de s'opposer à cette attaque". "La porte est ouverte à l'arbitraire d'État", titre d'ailleurs Die Welt.

Deutschland Demonstration gegen Abschiebung von Flüchtlingen (picture alliance/dpa/M. Balk)

À Munich, des opposants manifestent contre l'expulsion de demandeurs d'Asile afghans déboutés

La campagne menée sur tous les terrains

Autre débat virulent depuis plusieurs semaines, la question de l'expulsion, vers l'Afghanistan de demandeurs d'asile déboutés. Dix-huit Afghans, pour la plupart de jeunes hommes, sont arrivés à Kaboul ce matin, en provenance de Munich. C'est la troisième expulsion groupée depuis décembre, procédure qui fait face à une opposition croissante des gouvernements fédéraux. Principal argument, la sécurité sur place, jugée insuffisante. La FAZ s'inscrit en faux. "Tout l'Afghanistan n'est pas une région sûre, personne n'en doute". Mais le "nombre d'Afghans qui choisissent de retourner volontairement dans leur pays n'est pas négligeable".  Et la procédure d'expulsion n'a rien d'arbitraire, ajoute le journal de Francfort, qui explique que chaque dossier passe devant plusieurs instances. Un argumentaire que l'on retrouve au sommet de l'État. Là aussi, le débat a des relents de campagne électorale.

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