Les rebelles libyens perdent du terrain | Afrique | DW | 30.03.2011
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Afrique

Les rebelles libyens perdent du terrain

Les troupes du colonel Kadhafi ont repris le contrôle du site pétrolier de Ras Lanouf et obligé les insurgés à se replier vers l'Est. La question de l'armement des rebelles divise la communauté internationale.

Libyan rebels jump onto the back of their vehicle as they leave Ras Lanouf, 250 km east of Sirte, central Libya, Tuesday, March 29, 2011. Gadhafi's forces drove the rebels out of Bin Jawwad, a hamlet east of Sirte, on Tuesday. Cars and trucks of the retreating rebels filled both lanes of the highway east to the oil port of Ras Lanouf. (AP Photo/Anja Niedringhaus

Le repli des rebelles libyens après la perte du port de Ras Lanouf à 250 km de Syrte

Recul sur le terrain, domination des forces pro-Kadhafi grâce à leur puissance de feu : dans un mouvement de pendule, les rebelles ont à nouveau perdu des villes - notamment le site pétrolier de Ras Lanouf reconquis le 27 mars dernier. La raison est simple : les forces aériennes internationales ont suspendu leurs frappes dans cette zone depuis deux jours et les insurgés, mal équipés et peu entraînés, doivent affronter les tirs de chars et d'artillerie très puissants des troupes de Kadhafi. Les rebelles réclament donc la reprise des frappes aériennes sur la route de Syrte et surtout des armes.

Des armes pour les rebelles

Delegates attending the London Conference on Libya, pose for a group photo at Lancaster House in London, Tuesday March 29, 2011. U.N. Secretary-General Ban Ki-Moon, U.S. Secretary of State Hillary Rodham Clinton, the Arab League, NATO chief Anders Fogh Rasmussen and up to 40 foreign ministers were attending the talks, seeking to ratchet up the pressure on Moammar Gadhafi to quit. Opening the talks, Britain's Prime Minister David Cameron said the conference would sketch out how the world could help Libya on a path to a post-Gadhafi rule.(AP Photo/Stefan Rousseau, pool)***ACHTUNG: BILD NICHT FÜR CMS-FLASH-GALERIEN BENUTZEN!!!***

Le groupe de contact sur la Libye demande le départ de Kadhafi

Au plan diplomatique, les membres du groupe de contact réunis à Londres mardi ont évoqué la possibilité d'offir une aide militaire aux rebelles, malgré l'embargo sur les armes à destination de la Libye. Le président Obama, interrogé sur cette question, a répondu : « Il est correct de dire que si nous voulions apporter une aide militaire à la Libye, nous pourrions probablement le faire. A ce stade nous étudions toutes les options. »

De son côté, le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague donnait sa lecture : « Notre interprétation est que l'embargo s'applique à toute la Libye, mais qu'il pourrait néanmoins permettre de donner des armes à la population pour se défense dans certaines circonstances et pour une durée limitée. »

Le Premier ministre David Cameron n'exclut donc pas d'armer les rebelles. Par contre, la Norvege, également membre de la coalition, s'y oppose tandis que l'Italie fait valoir que cette mesure controversée diviserait la communauté internationale. Une communauté d'une quarantaine de pays qui se retrouve, d'après le chef de la diplomatie italienne, sur un "consensus" : « Kadhafi doit quitter le pays. » Le Pentagone a néanmoins reconnu ne pas savoir grand chose des rebelles parmi lesquels se trouveraient aussi des militants d'Al-Qaïda ou du Hezbollah.

Auteur : Elisabeth Cadot
Edition : Sébastien Martineau

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