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Afro-presse

Les politiques kényans critiqués par la presse allemande

Après la proclamation des résultats de la présidentielle au Kenya, la presse allemande revient sur cette élection. Il est aussi question d'agriculture et d'engagement citoyen.

Les résulats de la présidentielle au Kenya n'ont pas manqué de faire réagir la presse allemande cette semaine. Et les journaux ne sont pas tendres : "Kenyatta remporte la farce présidentielle", titre mardi le journal suisse en langue allemande Neue Zürcher Zeitung. Un court article qui met le focus sur les problèmes et les violences qui ont entaché ce nouveau scrutin présidentiel : "Des manifestations de l'opposition, des régions où on ne peut pas voter du tout et un président qui remporte 98,26% des suffrages", écrit le journal.

Et la Frankfuter Allgemeine Zeitung de développer davantage : "L'Etat de droit l'a emporté quand le tribunal a annulé le premier scrutin", estime le journal. Mais il fustige le rôle des politiques et notammment de Raila Odinga et Uhuru Kenyatta : "Le premier boyocotte l'élection mais son nom reste sur les bulletins de vote", constate l'éditorialiste. "Et surtout tous utilisent une réthorique qui, alcool peu cher aidant, conduit à la violence politique". Le journal rappelle les plus de 1000 vies perdues dans les violences de 2007 et les négociations politiques en parallèle. "La présidentielle actuelle est une farce, où on ne sait pas qui joue vraiment le bien et qui joue le mal. Et malgré le boyocott de l'élection, la bataille pour le partage du pouvoir dans le pays ne fait que commencer".

 

Quelle agriculture pour demain ?

Le directeur du journal Handelsblatt s'attaque cette semaine à la faim dans le monde. Malgré ces idées plutôt libérales, il plaide pour qu'on aide ceux qu'on appelle les "petits paysans", en opposition aux gros producteurs. "Il faut arrêter de penser que l'agricutlure 4.0 règlera le problème de la faim", écrit le journaliste qui rappelle qu'un neuvième de la population souffre de la faim dans le monde, soit 815 millions de personnes !

Pour lui "les drones et autres capteurs ultratechnologiques aideront les pays développés". "Mais les petits agricutleurs en Asie ou en Afrique ne pourront pas les utiliser", estime-t-il. "Seule solution : des semences à plus haut rendement ou de nouvelles variétés végétales plus résilientes", explique le journaliste qui craint cependant que leur prix ne soit là encore un frein pour les plus petits agriculteurs. "Le pape a raison, quand il dit que la faim dans le monde n'est pas une fatalité, sauf que la politique des prix des fournisseurs est basée sur la solvabilité des clients des pays développés et pas des autres", dit-il. Un appel au changement parmis d'autres avant la COP 23.*

 

Améliorer la vie

On vous parlait des encouragements du journal die Zeit à tous ceux qui luttent contre la corruption en Afrique la semaine dernière. Le journalremet le sujet sur le devantde la scène cette semaine. En Guinée donc, avec un jeune activiste. "On parle beaucoup en Europe des migrations des Africains, mais certains retournent construire l'avenir de leur pays aussi", raconte le journal qui présente Miguel de Barros, 37 ans, en train de haranguer des jeunes. "Les jeunes ne doivent pas être victimes de leur gouvernement ! Pourquoi parle-ton de la criminalité jeune quand les pires criminels sont au gouvernement ?" interroge-t-il. Au fil des lignes, on découvre ses combats pour l'éducation, la justice ou l'économie.

Miguel de Barros rêve d'un pays spécialisé dans l'agriculture bio. "Et quand il dit ça il ne pense pas du tout à la cocaïne", conclut le journal.

 

*La conférence sur le climat, COP23, réunira plus de 190 pays à Bonn dès le 6 novembre à côté de nos studios. Ne manquez pas notre émission spéciale ce lundi 6 novembre dès 17h en temps universel.

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