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Vu d'Allemagne

Les paroles amicales se sont envolées

Dans la presse allemande de ce jeudi, il est question du scandale de la Knesset, le parlement israélien, après la prise de parole du président du Parlement européen Martin Schulz.

Vives réactions de députés israéliens pendant le discours du président du Parlement européen

Vives réactions de députés israéliens pendant le discours du président du Parlement européen

Un député de la Knesset traite Schulz de menteur, titre la Süddeutsche Zeitung. Pour le journal, l'Europe mérite plus de respect que ça. Les alliés ne doivent pas toujours être les meilleurs amis, écrit-il. Ce qui est important, c'est qu'ils partagent des intérêts communs et surtout qu'ils visent les mêmes objectifs. Mais lorsque l'on regarde de plus près les relations entre l'Union européenne et Israël, on se rend vite compte qu'il s'agit plutôt d'une relation remplie d'hostilité que d'une véritable amitié. Mais finalement, c'est une évolution logique, écrit le quotidien. Dans le passé, les Européens n'ont pas assez osé donner leur avis face à la construction illégale de colonies. Les Israéliens, eux, ne sont en revanche pas gênés.

Pour Die Welt, en revanche, le responsable de l'esclandre d'hier est bien Martin Schulz. Devant la Knesset, il a montré à quel point l'Union européenne peut être naïve lorsqu'il s'agit du Proche-Orient, commente le quotidien. Martin Schulz est victime de sa propre ignorance et de sa maladresse. En relayant au Parlement israélien les propos d'un jeune Palestinien sur les différences de consommation de l'eau entre Israéliens et Palestiniens, Martin Schulz n'a d'abord vraisemblablement pas pris le recul nécessaire face à la complexité du sujet. Mais pire encore, il ne s'est pas rendu compte qu'il s'agit là d'un élément de propagande anti-israélienne largement répandue au sein de la gauche européenne.

Les paroles amicales et les honneurs se sont envolés d'un seul coup lorsque Martin Schulz a entamé devant la Knesset son discours en allemand, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Jusqu'à présent, seuls la chancelière Angela Merkel et l'ancien président du Parlement européen avaient pu le faire. Martin Schulz a eu beau parler d'un engagement clair de l'Union européenne vis-à-vis du droit d'Israël d'exister, ce n'était visiblement pas assez pour les parlementaires israéliens. Lorsqu'à la fin de son discours, il évoque les Palestiniens, la colère monte sur les bancs du Parti nationaliste conservateur et religieux Foyer Juif.

Die tageszeitung, de son côté, s'est intéressée au dossier de la NSA, et tout particulièrement à Edward Snowden. Le journal se demande si le député vert Hans-Christian Ströbele va parvenir à faire venir en Allemagne l'ancien consultant de la NSA, à l'origine des révélations sur l'espionnage américain. Le parlementaire veut faire entendre Edward Snowden dans une commission d'enquête sur le sujet. Mais le gouvernement allemand fera son possible pour empêcher ce scénario, écrit le quotidien. Il a trop peur du scandale et des sanctions des Etats-Unis.

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