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Afrique

Les Nigériens mécontents du prix de l'essence

Au Niger, le raffinage du pétrole débuté le 28 novembre dernier, provoque bien de remous. L'annonce des prix des hydrocarbures raffinés à Zinder, la 3ème ville du pays, a suscité des manifestations de mécontentement.

ARCHIV - Nigerianische Arbeiter der Akon Oil Company gehen an einer lodernden Flamme an einer Öl-Leitung im Niger-Delta in der Nähe von Port Harcourt vorbei (Archivfoto vom 01.02.2006). Das Niger-Delta besitzt zwar reiche Erdölvorkommen, der Großteil der Bevölkerung lebt jedoch in bitterer Armut und leidet unter der Umweltverschmutzung, welche die Öl-Industrie mit sich bringt. Seit einem Jahr hat sich die Sicherheitslage für ausländische Arbeiter dramatisch zugespitzt, seit Anfang des Jahres wurden bereits mehr als 60 Menschen entführt. Foto: dpa (zu dpa-Reportage: Drama im Delta - Entführungswelle bedroht nigerianische Ölindustrie vom 17.04.2007) +++(c) dpa - Bildfunk+++

Ces manifestations, qui ont provoqué la mort de deux personnes à Zinder, commencent à gagner le pays, à l'image de Diffa à l'Est , où est exploité le brut nigérien. Le litre d'essence à 579 FCFA et celui du gasoil à 570 F, est inacceptable pour la grande majorité des Nigériens. En fait, la population ne comprend pas pourquoi l'essence exploitée et raffinée au Niger ne coûtera que 100 F moins cher que celle achetée sur le marché international. Pour Abdoul Kader Mamane Sani, secrétaire général du mouvement populaire pour la pérennisation des actions de développement, la discorde avec le gouvernement va au-delà de la question du prix de vente de l'essence : " Nous avons toujours lancé un appel au gouvernement, que le prix là, il est excessif. Il est très cher pour les Nigériens. Et nous n'allons pas accepter ce prix-là tant que nous vivons et que nous sommes au Niger. Par rapport aussi aux retombées, nous nous disons que la région de Zinder a été marginalisée et mise de côté par rapport à ça. On va se lever et on va combattre tout celui qui veut nuire à ce peuple."

Pour une baisse des prix

Construite par les Chinois, la société de raffinerie de Zinder SORAZ doit en principe raffiner 20.000 barils par jour, dont 7.000 destinés à la consommation locale. Les retombées de l'activité sont, selon le secrétaire général du syndicat des transporteurs de Zinder, évidentes, même si Askia Dan Sani plaide lui aussi pour une baisse des prix des hydrocarbures : "Les transports qui vont s'effectuer vont passer ici à Zinder, les gens vont venir à Zinder, il y aura un bouleversement. Mais quand même, si le prix du pétrole avait été diminué, ça allait être plus efficace et ça allait être extraordinaire. Mais je demande une fois de plus à l'Etat nigérien de revoir sa position et de diminuer pour que tout le monde parte à la station, pour se ravitailler."

ARCHIV - Das Verteilerkreuz einer Ölleitung der Firma Wintershall auf dem Ölfeld As Sarah in Libyen (undatiertes Hand-Out). Das deutsche Unternehmen ist seit 1958 in der Exploration und Produktion von Öl in Libyen aktiv. Konzernchef Reinier Zwitserloot gehört zu den rund 20 deutschen Managern, die Bundeskanzler Schröder auf seiner an diesem Donnerstag (14.10.2004) beginnenden Reise nach Libyen und Algerien begleiten. Foto: Wintershall dpa (zu dpa 0153 vom 21.02.2011) +++(c) dpa - Bildfunk+++

Le raffinage du pétrôle nigérien n'est pour l'instant pas favorable aux habitants

Dans sa tentative de justification des prix annoncés, le gouvernement explique que le contrat avec les Chinois avait été mal négocié par son prédécesseur et qu'il faut à présent rembourser les 980 millions de dollars qu'à couté l'infrastructure. Koudou Kimba est le coordonnateur régional de la confédération nigérienne de Travail, à Zinder. Il essaie de comprendre la position du gouvernement : "Je pense qu'on doit avoir confiance en nos dirigeants. Ils ont tout fait, ils ont expliqué et fait la comparaison avec la sous région et même les pays qui avait la raffinerie depuis longtemps. Donc, on doit avoir confiance en eux ! Ils ont dit dans 6 mois ils vont voir, si 6 mois là ils ne revisent pas, là ils nous ont donné l'aval pour agir !"

Au Niger, en dehors de la capitale, c'est le carburant fraudé, en provenance du Nigeria et vendu autour de 300 FCFA le litre, qui fait tourner les moteurs. C'est donc comparé à ce prix que les Nigériens refusent d'acheter plus chère l'essence sortie de la SORAZ, appartenant à 40% à l'Etat du Niger.

Auteur : Ali Abdou, correspondant à Maradi
Edition : Marie-Ange Pioerron

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