1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Allemagne

Les négociations difficiles de "No spy"

Selon plusieurs médias allemands, l'Allemagne n'a que peu d'espoir de conclure avec les États-Unis un accord d'interdiction d'espionnage réciproque dit « No spy ».

Les négociations avaient été engagées après le scandale déclenché par les révélations de l'ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden.

Yes we scan / All your data belong to us Plakate

Manifestation en Allemagne contre l'espionnage américain

Berlin avait alors appris avec stupéfaction que Washington avait mis en place un vaste programme d'espionnage visant non seulement des pays ennemis, mais aussi des pays partenaires et alliés tels que l'Allemagne.

Après avoir appris que les données bancaires, les conversations téléphoniques ou les courriels du citoyen allemand X ou Y étaient pris dans les filets de la NSA, puis stockés et analysés par l'Agence Nationale de sécurité américaine, le gouvernement allemand avait réagi avec réserve. Pays partenaire et allié, les États-Unis, déclarait on alors à Berlin, ne font ce travail que pour assurer la sécurité publique et mieux lutter contre le terrorisme international.

Schlagzeile des Jahres: Yes, we scan!

Yes, we (s)can!

Mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est quand, à l'automne dernier, on a appris que même le portable de la chancelière Angela Merkel avait été mis sur écoute. Berlin avait alors convoqué l'ambassadeur américain pour obtenir des explications, des responsables allemands s'étaient ensuite rendus aux Etats-Unis avec l‘objectif de définir les lignes d'un accord devant exclure l'espionnage mutuel.

Mais apparemment, selon le quotidien Süddeutsche Zeitung et la chaîne de télévision NDR, les négociations germano-américaines en vue de cet accord « No spy » n'avancent pas. Les médias ont cité des experts anonymes exprimant l'amertume et la déception du BND, les services de renseignements allemands.

Berlin Hochhaus Antennen Symbolbild zum Abhörskandal

Antennes d'écoute sur un immeuble berlinois

Les États-Unis refuseraient même de promettre de ne plus espionner à l'avenir des membres du gouvernement et d'autres responsables politiques allemands. Le président du BND, Gerhard Schindler aurait même déclaré que dans de telles conditions, il préférerait renoncer à tout accord.

Interrogé à ce sujet, le BND a déclaré ce mardi qu'il n'était pas dans sa nature de « commenter en public de telles négociations à huis clos ».

Selon le BND, les négociations se poursuivent et le gouvernement fédéral à Berlin ainsi que la commission parlementaire du Bundestag, chargée des affaires de renseignement, seraient les seules instances informées sur le déroulement et la conlusion des négociations en cours.