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Afrique

Les missions d'observation décrédibilisées au Kenya

La Cour suprême a invalidé les résultats de la présidentielle et pourtant les missions internationales d'observation n'avaient soulevé aucune irrégularité au Kenya. Une nouvelle élection aura lieu le 17 octobre.

Écouter l'audio 03:06

"Ce n'était pas très facile pour quelqu'un de tout détecter le jour des élections" (Susanne Muriungi de la Fondation Konrad-Adenauer au Kenya)

Les missions d'observations  internationales étaient pourtant nombreuses au Kenya le 8 août dernier. Outre les organisations locales de la société civile, l'Union africaine, l'Union européenne, et les Nations Unies avaient toutes déployées des missions et n'ont pas tardé a saluer la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta, crédité de 54,27 % des voix  contre 44,74 % pour son adversaire, Raila Odinga.

Aminata Traoré, ancienne Premier ministre sénégalaise, et vice-présidente  de la fondation américaine Carter, prend acte de la décision de la plus haute juridiction kenyane. Surtout, elle avoue que leurs moyens d'investigation étaient limités :

"Vous pouvez observer tout ce que vous voulez, mais ce n'est pas vous qui devez envoyer les procès verbaux vers les commisssions de recensement de vote. Ce que nous avions recommandé, c'est que les procès verbaux soient conformes aux résultats proclamés par les commissions de recensement de vote"

La Cour suprême s'est prononcée

Saisie par la coalition de l'opposition, la NASA, la Cour suprême kenyane a décrédibilisé les missions d'observation en annulant les résultats de la présidentielle.

Une nouvelle élection aura lieu le 17 octobre au Kenya

Une nouvelle élection aura lieu le 17 octobre au Kenya

 Les avocats de l’opposition avaient estimé que le processus de compilation et de vérification des résultats avait été marqué par des erreurs et incohérences "délibérées et calculées", en vue de gonfler le nombre de voix d’Uhuru Kenyatta et diminuer celui de Raila Odinga. Pour Susan Muriungi, de la fondation Konrad-Adenauer au Kenya, il n'y avait pas eu suivi après le jour des élections : ''Ce n'était pas très facile pour quelqu'un de tout détecter le jour des élections, à moins qu'il y ait eu un suivi le lendemain des élections. Et ce qui apparaissait aux yeux des observateurs, leur donnait le sentiment d'élections libres, démocratiques. Donc, ils n'étaient pas suffisamment capables de relever certains des problèmes qui sont soulevés maintenant" a-t-elle dit.

En effet, la Commission électorale avait  été annoncé les résultats officiels, le 11 août dernier, trois  jours après les élections, ce qui avait déjà suscité des inquiétudes au sein des observateurs de centre Carter. Cette mission avait à cet effet interpellé la commission électorale à publier sans tarder les résultats.

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