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Allemagne

Les ministres de l'intérieur veulent réduire le financement du NPD

Réunion à Berlin aujourd’hui et demain des ministres allemands de l’intérieur : celui de l’Etat fédéral, Wolfgang Schäuble et ceux des 16 Länder.

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Ils se penchent sur divers sujets tels que les moyens de combattre la violence chez les jeunes, les perquisitions en ligne, ou encore la proposition d’interdire en Allemagne l'Eglise de scientologie. Egalement à l’ordre du jour, un thème qui alimente régulièrement les polémiques dans le pays : quelle attitude adopter face au parti néo-nazi NPD. Etant donné qu’une interdiction pure et simple du parti s’est révélée difficile, les ministres veulent pour limiter ses actions d’un autre biais.

La question revient souvent en Allemagne : faut-il interdire le parti d’extrême droite en Allemagne ? Si les sociaux-démocrates y seraient favorables, les conservateurs de la CDU et de la CSU sont eux plutôt réticents, car une première tentative a déjà été stoppée en 2003 par la cour constitutionnelle. Pour éviter une querelle sur le sujet, les ministres de l’intérieur étudient un autre moyen d’action : s’attaquer aux sources de financement du parti. Le ministre de l'Intérieur de Berlin, le social-démocrate Ehrhart Körting :

« Ce qui me dérange particulièrement, c’est que le NPD finance ses discours xénophobes et ses paroles haineuses avec les deniers publics. C’est pourquoi je souhaite qu’on cesse les subventions aux fondations et associations proche de l’extrême droite. »

Une mesure qui s’appliquerait également aux organisations d’extrême gauche. Il est par contre plus difficile de s’attaquer aux subventions directes versées au NPD. S’il n’est pas représenté au Bundestag, le parti d’extrême droite a des élus dans deux parlements régionaux de l’ancienne Allemagne de l'Est, en Mecklembourg-Poméranie occidentale et en Saxe. Et tant qu’il s’agit d’un parti reconnu par l’Etat, il est soumis aux mêmes règles de financement que les autres partis, des règles inscrites dans la constitution. Le ministre de l’intérieur de la Saxe, le chrétien-démocrate Albert Buttolo, estime de son côté qu’il ne suffit pas de contrôler les recettes publiques du NPD :

« A mon avis il est plus important d’essayer de jeter la lumière sur l’ensemble des sources de financement de l’extrême droite, pour voir quelles transactions ont lieu. Car tant que nous ne le savons pas, nous cherchons à l’aveuglette. »

Une idée soutenue par le social-démocrate Ralf Stegner, ministre de l’intérieur du Schleswig-holstein. Selon lui, il serait utile de rendre publics et de stigmatiser les « bailleurs de fonds » du NPD. Par exemple en montrant du doigt les entreprises qui recrutent en faisant valoir leurs idées d’extrême droite et offrent des places d’apprentis aux jeunes néo-nazis.