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Allemagne

Les milieux économiques allemands rassurés

Les marchés financiers n'ont guère été surpris par la victoire électorale du bloc conservateur CDU /CSU aux législatives allemandes. Mais ils auraient préféré voir les libéraux du FDP se maintenir au Bundestag.

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Diagramme des valeurs DAX à la bourse de Francfort

Les cours de la bourse et de l'euro sont restés inchangés. Mais les négociations pour trouver un nouveau partenaire de coalition risquent d'être longues et ardues, après la disparition du FDP du paysage parlementaire allemand.

Nombreux sont les acteurs économiques qui auraient préféré que le parti des défenseurs d'une politique économique libérale reste représenté au Bundestag et au sein d'une coalition gouvernementale à Berlin. Car maintenant, l'introduction d'un salaire minimum garanti à l'échelon national, jusqu'ici rejeté par la coalition conservatrice-libérale, devient plus probable. Or, c'est une question centrale pour de nombreux industriels qui se réjouissaient jusqu'ici de la politique de bas salaires pratiquée dans de nombreux secteurs en Allemagne.

Tag der deutschen Industrie 2013 - Angela Merkel und Ulrich Grillo

Ulrich Grillo avec la chancelière Angela Merkel

Au goût d' Ulrich Grillo, le Président du BDI, l'Union fédérale de l'Industrie allemande, ces derniers temps on a trop parlé de redistribution sociale des revenus et trop peu de production de revenus :

« Au cours des derniers mois de la campagne électorale on a trop peu parlé d'une politique industrielle et économique efficace. Et il y a beaucoup de dossiers à régler: la politique énergétique, politique fiscale, politique d'investissements. Ce n'est qu'avec une croissance, et davantage d'emplois, que nous serons en mesure de parler de redistribution sociale. Maintenant je crois que ce n'est pas le moment ! »

Avec la nette victoire du bloc conservateur CDU/CSU et quels que soient les partenaires de la prochaine coalition gouvernementale de la chancelière, la plupart des représentants de l'économie estiment que la continuité est assurée comme la prévisibilité de la ligne économique gouvernementale. Cependant l'économiste Joachim Scheide relève:

Prof. Dr. Joachim Scheide

Prof. Dr. Joachim Scheide , directeur du centre de pronostics de l'Institut d'Etudes économiques internationales de Kiel

« En tant qu'économiste, je souhaiterais que l'on réforme et simplifie le système fiscal, que l'on réforme aussi la politique de l'emploi et que l'on aille plus loin dans la politique des retraites. Mais tout cela ne figure pas au programme des partis qui ont remporté les élections… »

Toutefois, l'économiste espère qu'avec la chancelière Angela Merkel la situation ne va pas empirer, que les impôts ne seront pas augmentés et que l'âge du départ à la retraite ne sera pas abaissé. Selon lui, mieux vaut aucune réforme que des réformes qui vont dans le mauvais sens, contre l'économie. Car, pense-t-il, à moyenne échéance l'Allemagne ne se porte pas aussi bien qu'il n'y paraît actuellement.

En général, les milieux économiques allemands s'avouent soulagés du fait que le nouveau parti AfD ait échoué à franchir la barre des 5% des voix nécessaires pour être représenté au Bundestag. Ce parti -Alternative pour l'Allemagne- plaide pour un retour aux monnaies nationales au sein de l'Union européenne et pour l'abandon- au moins partiel- de la monnaie unique Euro. Le monde de l'industrie et de la finance craignait que l'entrée d'adversaires de la monnaie unique au sein du Parlement allemand aurait inquiété les pays du sud de l'Europe et déstabilisé les marchés financiers.