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International

Les migrants en Israël dénoncent leurs conditions

Une centaine de réfugiés africains se sont enfuis d'un centre de rétention du sud d'Israël. Ils protestent contre leurs conditions de détention et se sont rendus à pied ce mardi à Jérusalem pour se faire entendre.

Les manifestants, dont certains ont entamé une grève de la faim, demandent la reconnaissance de leur statut de réfugiés et à être relâchés du centre de rétention.
Dehors, dans la neige, devant les bureaux du premier ministre israélien, certains migrants sont en sandale d'autres en veste légère. Ils ont marché 60 km depuis leur centre de rétention dans le désert du Néguev pour demander au gouvernement israélien de les écouter et de les libérer. Ils sont soutenus par des parlementaires et des associations de défense des droits de l'homme. Sur les pancartes, on peut lire:« réfugiés pas criminel », « nous sommes en danger, pas dangereux ». Cet homme est arrivé d'Erythrée en 2008 :

«Il n'y pas de docteur, pas de nourriture. On demande à être relâché, de pouvoir vivre notre vie en Israël où nous sommes venus pour trouver refuge. Alors, pourquoi nous mettre en prison ? qu'est-ce que nous avons fait ? nous n'avons rien fait. »

Plus de 50 000 réfugiés vivent en Israël sans statut et sans papier

Plus de 50 000 réfugiés vivent en Israël sans statut et sans papier

Les manifestants protestent également contre une nouvelle loi votée la semaine dernière et qui obligent les migrants illégaux à dormir dans des centres de rétention dit ouverts et d'y pointer 3 fois par jour. Une loi liberticide estime la parlementaire de gauche Mikhail Rozin, qui a saisi la cour suprême israélienne.

«Cette loi n'apporte aucune solution pour les migrants en détention et plus largement à tous les réfugiés et demandeurs d'asile qui se trouvent en Israël. Ils sont plus de 50 000. Donc on doit trouver une solution. Et si le gouvernement israélien ne peut pas les renvoyer chez eux ou dans un pays tiers, alors il doit leur fournir un statut qui leur permet de rester ici »

Pour l'instant, tous les migrants entrés illégalement en Israël vivent sans statut, sans papier. C'est le cas d'Adam arrivé du Darfour il y a 5 ans. Il demande aujourd'hu à être entendu par les autorités israéliennes.

«Depuis notre arrivée en Israël, personne n'a étudié notre statut pour savoir si nous sommes des réfugiés ou non. Donc on nous traque comme des criminels. Certaines personnes sont en détention depuis plus d'un an, elles vont de centre de rétention en centre de rétention. Et ça peut durer indéfiniment car elles ne peuvent pas non plus rentrer chez elles, c'est trop dangereux »

La plupart des migrants illégaux viennent du Soudan et d'Erythrée protégés par les conventions internationales, ils ne peuvent pas être renvoyés chez eux. Alors Israël a entamé des discussions avec plusieurs autres pays africains qui pourraient peut-être accueillir certains de ces migrants.

Ecoutez ci-dessous la version audio du reportage:

Écouter l'audio 02:24

"Pourquoi nous mettre en prison ? nous n'avons rien fait " (réfugié en Israël)


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