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Afrique

Les Libyens fatigués des combats

Depuis le 13 juillet dernier, Tripoli est en proie à des combats entre milices rivales. Le gouvernement, trop faible, semble incapable de se faire entendre dans la capitale libyenne. La population paie un lourd tribut.

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Explosions à Tripoli

Le dernier bilan officiel des combats évoque 124 morts, mais il semble bien en deçà de la réalité. Les Tripolitains sont fatigués. Depuis plus de 40 jours, ils vivent au rythme des combats.

Attablé à un café du centre ville de Tripoli, Khaled Al-Misrati raconte le quotidien : " La vie est misérable. Même pour les gens qui n'ont pas été touchés par les roquettes, la situation est mauvaise : pas d'électricité, les coupures d'électricité affectent la distribution d'eau. J'ai été obligé de rester chez moi pendant trois ou quatre jours, parce que je n'avais pas d'essence. Maintenant, ils essayent de régler le problème."

Même s'il est originaire de Misrata, ville qui a été touchée par des affrontements, Khaled condamne totalement les violences : " C'est une guerre stupide. Tu combats dans la ville, donc il y a toujours des dommages collatéraux. "

Libyen Unruhen Kämpfe bei Tripolis

Combats entre milices rivales près de l'aéroport international

Les islamistes divisés

Aux côtés de Khaled, Salah Enqab estime la fin des combats proche. Malgré la percée des brigades islamistes samedi à l'aéroport, celles-ci sont trop divisées pour gagner selon ce militant :

" D'abord, il y a la coalition de Zintan ou la "coalition des tribus libyennes". Ils acceptent le parlement libyen. L'autre partie rassemble Misrata et les Frères musulmans qui viennent de rompre avec Al-Qaida et Ansar al-Charia. Il y avait donc deux clans, maintenant ils sont trois."

Les bombardements aériens qui ont eu lieu la semaine dernière pourraient également pousser aux négociations. En effet, les lieux de stockages d'armes des brigades de Misrata ont été visés.

Libyen Tripolis Kämpfe

Les armes ne se taisent pas à Tripoli

Khalifa Haftar, un général dissident qui combat les islamistes à l'est, a revendiqué ces attaques. Mais beaucoup soupçonnent qu'il a reçu une aide étrangère. Pour Salah Enqab, cela n'a pas d'importance: " Cela m'est égal que ce soit Haftar, l'Algérie, la France, l' Africom, l'Otan, l'Amérique… Ce sont des gens qui font ça. "

Le 13 août dernier, le nouveau parlement libyen a demandé l'aide internationale pour mettre fin aux combats. Cet appel, qui reste vague, n'a pas encore trouvé de réponse officielle.

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