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Afrique

Les Libériens votent pour un nouveau président

Plus de deux millions de Libériens votent mardi pour désigner le successeur d'Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d'Etat en Afrique.

Écouter l'audio 13:50

"Ellen Johnson Sirleaf a pu réduire les clivages entre les Libériens" (Christopher Fomunyoh, NDI)

Double scrutin, législatif et présidentiel, ce mardi au Libéria. Environ 21% des 2,1 millions d'inscrits, se rendent aux urnes pour choisir leur nouveau président de la République et leur Chambre des représentants. 20 candidats sont en lice pour espérer succéder à la première femme élue chef d'un Etat africain, Ellen Johnson Sirleaf, qui a passé 12 ans à la tête du Liberia. Le Camerounais Christopher Fomunyoh est le directeur Afrique du National democratic institute, un think tank américain proche du Parti démocrate. Il analyse (ci-dessous) les conditions d’une alternance paisible au Liberia. 

Histoire

Le Liberia est la plus ancienne République d'Afrique noire, fondée en 1822 sous l'impulsion des Etats-Unis pour des esclaves noirs affranchis.  Le pays a été dominé d'abord par les descendants d'esclaves jusqu'à l'assassinat en 1980 du président William Tolbert lors d'un putsch mené par Samuel Doe, lequel installe un régime de terreur et de corruption. 

 Samuel Doe sera arrêté et torturé en 1990, en pleine guerre civile, par les hommes du chef de guerre Prince Johnson, aujourd'hui sénateur, prédicateur et candidat à la présidentielle. Les clivages entre descendants d'esclaves et populations autochtones, dont un seul représentant, Samuel Doe, a dirigé le pays, sont encore vivaces. 

Parmi les favoris figurent le sénateur George Weah, légende du football africain - battu au second tour par Mme Sirleaf en 2005, puis comme candidat à la vice-présidence en 2011 -, le vice-président Joseph Boakai, l'avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine et les puissants hommes d'affaires Benoni Urey et Alexander Cummings. Dans une allocution, Mme Sirleaf, 78 ans, couronnée par le prix Nobel de la Paix en 2011, a salué lundi "un jour historique pour notre nation et la consolidation de la jeune démocratie libérienne". 

Elle a appelé ses concitoyens à mesurer "le chemin parcouru, en tant que nation et que peuple, qui a permis de passer d'une société détruite par le conflit et la guerre à l'une des démocraties les plus vivaces d'Afrique de l'Ouest", en référence aux guerres civiles atroces qui ont meurtri le pays entre 1989 et 2003, faisant quelque 250.000 morts.

 

 

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