Les Japonais conscients du risque radioactif | Archives | DW | 09.03.2012
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Les Japonais conscients du risque radioactif

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre suivi d'un tsunami avec des vagues gigantesques frappait les côtes du nord-est du Japon. Les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima sont alors inondés.

Il y a un an, une triple catastrophe frappait le Japon. Le séisme d'une magnitude 9 suivi du tsunami entraînait le plus grave accident de l'histoire du nucléaire depuis Tchernobyl en Ukraine, en 1986.

Au Japon, plus de  20 000 personnes meurent ce 11 mars 2011et 500.000 autres se retrouvent d'un seul coup sans abri. Un an plus tard, 80 000 personnes vivent encore dans des campements provisoires. Et la radioactivité accompagne toujours la vie quotidienne de nombreux Japonais.

Aujourd'hui encore NHK, la radio publique japonaise annonce chaque jour le taux de radioactivité dans la région de Kanto, même si ces taux hors de la zone interdite, sont pratiquement revenus à la normale. Mais, un an après la catastrophe de Fukushima, les Japonais sont conscients du risque radioactif, comme cette jeune mère de famille : « J'essaie d'éviter les légumes provenant de la région de Fukushima. Sinon je mise sur l'homéopathie ou des algues séchées qui aident à freiner l'accumulation  de substances nocives dans le corps.» 

Bildergalerie 1 Jahr nach Fukushima

Manifestation anti-nucléaire fin février à Tokyo

Aliments radioactifs ?

Les autorités japonaises ont élargi leurs mesures de contrôle et les grands supermarchés  testent eux-mêmes les marchandises proposées aux clients, comme le raconte  Akiko Yoshida de l'ONG les « Amis de la Terre » : « Certains supermarchés indiquent les résultats des mesures. Je trouve cela bien et très important. Comme cela les gens peuvent choisir ce qui leur convient. »

Dans la région de Fukushima, mais aussi à  Tokyo ou Yokohama existent des magasins spécialisés où l'on peut tester la radioactivité d'aliments achetés ailleurs ou produits dans son propre jardin. Les doses tolérées ont été sensiblement réduites fin 2011 et sont maintenant inférieures à celles en vigueur dans l'Union européenne. Mais la dose fixée pour une évacuation a été fixée à  20 millisievert par année. Trop selon les activistes de l'environnement, comme Akiko Yoshia : « Dans les zones habitées où la radioactivité est particulièrement élevée,  nous exigeons que les enfants soient évacués au moins  un certain laps de temps.»

Japan Erdbeben und Tsunami Fukushima Evakuierung

Il y a un an, on mesurait la radioactivité des habitants de la zone contaminée

Retour à la vie normale

A Minami-Soma ou à Kawauchi en bordure de la zone interdite, les travaux de décontamination ont commencé. Une procédure complexe et longue et qui ne peut que réduire le degré de contamination. Toutefois le maire de Kawauchi fait preuve d'optimisme : « J'appelle les habitants, à revenir chez eux. 2012 est la première année de notre reconstruction ! »

Les familles avec des enfants ne répondront pas à cet appel, mais beaucoup de personnes  âgées sont déjà revenus vivre à Kawauchi. Mais, même si leurs maisons ont été décontaminées, il leur est fortement recommandé de ne pas aller se promener dans la forêt voisine ou à travers champs.

Auteurs : Peter Kujath  / Philippe Pognan
Edition : Georges-Ibrahim Tounkara

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