Les gros titres de la presse allemande | Vu d′Allemagne | DW | 29.07.2008
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Vu d'Allemagne

Les gros titres de la presse allemande

Les journaux se penchent sur la situation politique en Turquie et sur la condamnation d'un ancien dirigeant de Siemens pour abus de confiance.

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Le Turquie endeuillée après les attentats d'Istanbul

L'attentat aggrave la crise en Turquie, lit-on en Une de la Süddeutsche Zeitung. Le PKK est montré du doigt, mais les Kurdes nient leur implication. L'attaque à la bombe, qui a fait 17 morts et plus de 150 blessés hier à Istanbul, a accentué les tensions politiques du pays, écrit le journal. C'est dans ce contexte que la Cour constitutionnelle a entamé ses délibérations sur une éventuelle interdiction du parti au pouvoir, l'AKP du premier ministre Recep Tayyip Erdogan.


Türkisches Verfassungsgericht eröffnet Verbotsverfahren gegen AKP

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan

La Turquie à la dérive, titre die Welt, qui note qu'Ankara est à nouveau à la croisée des chemins. Avec l'éventuelle interdiction de l'AKP, les attentats et les luttes entre l'élite kémaliste et le gouvernement issu de la mouvance islamiste, le pays est ébranlé jusque dans ses structures internes. Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan est en partie responsable de cette crise existentielle, estime le quotidien. Il s'imaginait assez fort pour pouvoir gagner contre le camp kémaliste la querelle sur le voile islamique, une question hautement symbolique et émotionnelle. Cette démarche absurde visait uniquement à servir la clientèle islamique de l'AKP et a, bien entendu, provoqué la colère des forces séculaires. Le premier ministre aurait mieux fait de se concentrer sur les réformes qui doivent mener la Turquie vers les normes européennes.


Peine avec sursis dans le procès de Siemens pour corruption, titre la Frankurter Allgemeine Zeitung. Le tribunal de grande instance de Munich a condamné un ancien dirigeant du groupe à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 108.000 euros, rapporte le journal. Reinhard Siekaczek a été reconnu coupable d'abus de confiance dans 49 cas.


Prozessauftakt im Siemens Skandal, Verwaltungsgebäude in München

Pour la Tageszeitung, le premier jugement dans le procès Siemens envoie un signal important. Dans les affaires de corruption, les dirigeants doivent eux aussi craindre des condamnations et même des peines de prison. Reinhard Siekaczek ne s'en est tiré à si bon compte que parce qu'il a vidé son sac sur les pratiques en vigueur au sein de Siemens. Ce premier procès montre bien que les dirigeants de l'entreprise pouvaient difficilement ne pas être au courant de ce qui se passait. Près de 300 membres du groupe sont encore sur les listes des enquêteurs et s'ils ne font pas d'aveux, ils ont certainement du souci à se faire, conclut le quotidien.

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