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Vu d'Allemagne

Les gros titres de la presse allemande

Deux grands sujets font la Une des quotidiens : le Tibet et la décision de la Cour constitutionnelle allemande sur la limitation du stockage de données.

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Emeutes à Lhassa vendredi dernier

Le combat "à la vie à la mort" annoncé par les autorités chinoises contre le mouvement tibétain est en Une de tous les journaux du jour. Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, si la Chine hausse le ton et accuse la "clique" du Dalaï Lama d'avoir fomenté la révolte, c'est parce qu'elle craint de récolter les fruits de ce qu'elle a semé en des décennies de domination : la colère des oprimés. De leur côté, poursuit le journal, les Tibétains ont un problème générationnel : une partie de la jeunesse n'accepte plus la ligne non-violente prônée par le Dalaï Lama. Un bon nombre de jeunes Tibétains ne veut plus supporter l'opression en restant les bras croisés. On peut les comprendre, mais il est clair qu'en choisissant la violence, ils font aussi le jeu des opresseurs.


En Une de la Süddeutsche Zeitung, une photo d'un barrage policier dans la province chinoise de Gansu, également en proie à des troubles. Mais le journal de Munich consacre son thème du jour à la partie remportée par la Cour constitutionnelle allemande contre les dérives sécuritaires du gouvernement. Hier en effet, les juges de Karlsruhe ont limité une loi sur le stockage des données téléphoniques. Un coup de frein salutaire, selon la Süddeutsche Zeitung, qui regrette néanmoins que la Cour ne soit pas allée encore plus loin en déclarant la loi anticonstitutionnelle.

Gesetz zur Datenspeicherung teilweise ausgesetzt

Car les auteurs de ce que les juges ont dénoncé comme un "danger considérable" pour la protection des libertés individuelles, ont accueilli la nouvelle avec satisfaction, constate Die Welt. Pour le journal, il faut d'ailleurs une sacrée dose de toupet pour interpréter la décision de Karlsruhe comme une quasi-confirmation de la politique gouvernementale. En vérité, il n'y pas de quoi être fier de ce jugement provisoire, poursuit Die Welt. En survolant le texte, les juges ont constaté au premier coup d'oeil qu'une fois de plus, le législateur s'était peu soucié des droits fondamentaux. On peut se demander ce qu'aurait révélé un examen plus approfondi de la loi...


Pour la Tageszeitung, enfin, les juges ont habilement joué avec le temps. En effet, la loi controversée a été adoptée en application à une directive européenne. La Cour constitutionnelle allemande n'était donc pas vraiment compétente pour statuer sur sa validité. Mais par cette décision, l'Allemagne signifie à la Cour européenne de Justice qu'elle est sceptique quant au bien-fondé du stockage illimité de données personnelles. Ceci, espère la taz, pourrait conduire à l'annulation de la directive, contraire aux droits fondamentaux des citoyens européens. Ce qui permettrait enfin aux juges de Karlsruhe d'invalider purement et simplement la loi allemande.

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