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Vu d'Allemagne

Les gros titres de la presse allemande

Les violences qui ont éclaté au Kenya après l’élection présidentielle font les gros titres de la plupart des grands journaux allemands.

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Troubles à Nairobi

Troubles au Kenya après la « victoire » de Mwai Kibaki, lit-on en Une de la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Pour le journal, ce conflit contient tous les éléments qu’on a l’habitude d’associer à l’Afrique dans les pays occidentaux : lutte de clans, corruption, abus de pouvoir, pauvreté et violence incontrôlable. Un mélange dangereux. Mais on ne devrait pas pour autant oublier qu’après des années de stagnation, d’immobilisme politique et de déclin, ne serait-ce que le déroulement de ce scrutin était un succès. Il n’y avait jusqu’à présent jamais eu dans un pays est-africain un score électoral qui n’était pas connu d’avance. De même qu’on n’avait jamais vu une telle influence des observateurs étrangers.

Die Welt rapporte de son côté que les troubles au Kenya ont fait plusieurs centaines de morts et que la police a réprimé avec violence les manifestations de l’opposition. L’Union Européenne et les Etats-Unis émettent des doutes quant à la réélection du président Kibaki et les observateurs européens de demandent une enquête indépendante sur les résultats de la présidentielle.

La Süddeutsche Zeitung rappelle qu’au cours des dernières années, dans plusieurs pays africains, les élections se sont déroulées de façon on ne peut moins démocratique et que pourtant leurs dirigeants sont reconnus par la communauté internationale. Mwai Kibaki a suivi leur exemple en se proclamant vainqueur du scrutin. Et les félicitations de Washington n’ont pas tardé. Mais étant donné la vague de protestation au Kenya, les Etats-Unis ont fait marche arrière et exigent à présent eux aussi une enquête indépendante.

Il y a cinq ans, écrit la Tageszeitung, lorsque les habitants du Kenya avaient élu Mwai Kibaki, tous les espoirs se portaient sur lui pour instaurer la démocratie dans le pays. A l’époque, il avait promis de mettre un terme à la corruption et à la gestion arbitraire de l’Etat, et la foule l’avait adulé comme une star de rock. Aujourd’hui, il ne peut plus mettre un pied dans la rue. Car avec la proclamation des résultats, que quasiment tout le monde estime truqués, des combats ont éclaté dans la rue. La police et l’armée ont été déployées, les manifestations ont été interdites et les médias ont été muselés. C’est exactement ce genre de mesures qui avait autrefois poussé Mwai Kibaki à descendre dans la rue pour protester. On ne peut donc pas en vouloir aux électeurs de se sentir trahis, ils ont voulu choisir un autre président et ils n’en ont même pas eu le droit.

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