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Vu d'Allemagne

Les grands titres de la presse allemande

La reconnaissance du Kosovo par l'Allemagne, le dilemme du SPD en Hesse et le retrait d'un certificat de qualité majeur à UNICEF-Allemagne occupent les journaux allemands de ce jeudi.

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UNICEF-Allemagne a perdu un certificat de qualité majeur recommandant l'association à ses donateurs en raison de problèmes survenus dans la gestion des dons.

Parfois, il faut frapper fort pour qu'une erreur soit enfin reconnue, constate la Süddeutsche Zeitung. L'UNICEF, organisation reconnue, regroupe beaucoup de volontaires et de célébrités qui s'engagent en faveur de l'enfance dans le monde. Cet engagement n'est pas une évidence en soi et, noblesse oblige, il contraint les responsables à gérer correctement l'argent confié.

Si l'Institut allemand pour les questions sociales, le « contrôle technique » des associations caritatives, a tiré la sonnette d'alarme, reprend la Frankfurter Allgemeine Zeitung, c'est surtout pour sauver sa propre tête. En effet, un sceau de qualité, mais surtout l'organisme qui le délivre, perd toute crédibilité lorsque l'un de ces bénéficiaires est mis au pilori. Il n'y avait pas à hésiter. Le quotidien s'intéresse aussi, comme d'autres, au dilemme du SPD en Hesse. Si le parti présente sa candidate au poste de ministre-président, elle sera élue sans problème avec les Verts et le parti de la gauche pure et dure avec laquelle elle a refusé officiellement toute alliance pendant sa campagne. Si elle respecte sa parole et qu'elle ne se présente pas, le SPD abandonne le pouvoir en Hesse et s'est battu pour rien.

Pour la Frankfurter Rundschau, donc, les partis ont le devoir de former un gouvernement stable, même au risque d'échouer. Mais ils n'ont pas le droit de jouer au jeu dangereux de nouvelles élections. C'est aux partis de respecter la volonté des électeurs et non le contraire. Le journal revient aussi, comme d'autres confrères, sur la reconnaissance du Kosovo par Berlin et espère que Belgrade finira par se rendre compte que le cliché d'une Allemagne anti-serbe et pro-albanaise n'existe plus.

A l'instar de die Welt, d'autres quotidiens regrettent par contre l'absence de position claire de l'Europe. Ceci aurait été une bonne occasion pour l'Union Européenne de faire preuve d'unité. Au lieu de quoi, l'on se réfugie dans le principe du chacun pour soi. Pas de quoi inspirer le respect à Belgrade, ni à Pristina d'ailleurs.

C'est une faiblesse certes, admet la Tageszeitung, de Berlin. Pourtant, l'envoi de la mission Eulex démontre la volonté de tous les états européens d'assumer leurs responsabilités pour la paix dans les Balkans. Seul l'avenir dira si un Kosovo indépendant renforce ou menace cette paix. C'est pourquoi il était sage de laisser à chaque état membre le soin de décider seul de reconnaître ou non ce nouvel état.

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