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Vu d'Allemagne

Les grands titres de la presse allemande

Les razzias des contrôleurs du fisc allemand et les reculades de certains pays européens sur la reconnaissance du Kosovo font les grands titres de la presse allemande d'aujourd'hui.

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Les espions allemands ont acheté les données bancaires qui permettent un vaste coup de filet contre des milliers de fraudeurs du fisc allemand.

Voilà une nouvelle maniére de s'enrichir, ironise la Tageszeitung, de Berlin : récupérer des données bancaires dans un paradis fiscal, appeler le patron des services secrets et hop, l'affaire est faite. Plus sérieusement, puisque le secret bancaire n'est plus aussi secret que ça, pourquoi ne pas le supprimer. Et le quotidien de citer la Suède où tout un chacun peut consulter le dossier fiscal de son voisin. Les contribuables suédois s'épargnent ainsi les razzias.

Des razzias en première page entre autres de la Süddeutsche Zeitung. Pour le quotidien, si cet achat de données bancaires par les services secrets allemands est discutable, il n'en reste pas moins que le Liechtentstein, avec ses lois et en toute connaissance de cause, propose une plate-forme financière clandestine qui permet une évasion fiscale systématique au détriment des états voisins. Cette collusion à grande échelle du Grand-Duché avec les contrevenants oblige donc les contrôleurs des contributions à recourir à des méthodes spéciales.

Un avis qui n'est pas partagé par tout le monde et dont die Welt se fait l'écho. La collaboration des autorités administratives avec des criminels a un arrière-goût amer. Losque l'Etat est menacé ou que le danger est immédiat, la fin peut certes justifier les moyens. Mais on peut se demander jusqu'où doit aller la coopération entre services secrets et milieux criminels. Le quotidien revient également en première page sur la reconnaissance du Kosovo par l'Allemagne. D'autres pays européens sont plus nuancés, voire opposés à cette reconnaissance, comme l'Espagne.

A bon droit, pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung par exemple. Madrid craint surtout les exigences séparatistes des Basques et des Catalans qui pourraient s'inspirer de l'exemple kosovar. Et pour s'opposer dèjà à toute tendance sécesssionniste dans leurs propres pays, la Slovaquie, la Bulgarie et  la Roumanie vont certainement lui emboîter le pas. Toutefois, si l'Union européenne établit une plate-forme de principes communs dépassant ces divergences sur le dossier concret du Kosovo, ces dissenssions ne seront pas catastrophiques.

D'autres quotidiens, dont la Frankfurter Rundschau, s'émeuvent : où va-t-on si chaque minorité reçoit son propre état ? La Chine avec Taïwan, et la Russie, qui regroupe de nombreux peuples, partagent on le sait ce point de vue. D'un autre côté, le droit à l'autodétermination nationale existe. Alors, que faire ? Et puis, l'Europe a un problème récurrent : chaque fois qu'elle veut agir en tant qu'acteur politique gobal, elle trébuche sur ses égoïsmes nationaux. Dans ce sens, c'est déjà un succès que d'obtenir une majorité. L'UE reconnaît le Kosovo et, si elle n'est pas unie, elle démontre malgré tout qu'elle reste capable d'agir.

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