Les eurodéputés prennent la France à contre-pied | Europe | DW | 14.05.2009
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Europe

Les eurodéputés prennent la France à contre-pied

Le Parlement européen a bloqué une réforme du secteur des télécoms. Les eurodéputés ont refusé que l’accès à Internet puisse être restreint sans décision au préalable d’un juge. Une mesure qui était voulue par la France

Nicolas Sarkozy pourra-t-il maintenir sa loi qui prévoit de débrancher les pirates du web?

Nicolas Sarkozy pourra-t-il maintenir sa loi qui prévoit de "débrancher" les pirates du web?

Le vote du "paquet télécoms" était considéré comme assuré. Mais les eurodéputés ont voulu envoyer un message politique et à la surprise générale, ceux-ci ont donc voté contre en première lecture. Cette irritation du parlement européen fait suite à la loi Hadopi qui, en France, prévoit cette possibilité. Une loi qui, à terme et si le Parlement européen maintient sa position, se retrouvera donc en porte-à-faux avec la législation européenne.

Le débat est encore plus tendu en Suède avec l’entrée en vigueur, début avril, de la loi Ipred qui permet de collecter les adresses IP des personnes soupçonnés de télécharger illégalement de la musique ou bien des vidéos sur Internet.

Il faut dire que la Suède est un pays où cette pratique est très répandue. Selon les statistiques, plus d’un suédois sur dix téléchargeraient ainsi régulièrement films et chansons sur Internet.

Mais la Suède, paradis des pirates, est une image qui est peut-être en train de disparaître avec cette nouvelle loi. Et aussi la condamnation à un an de prison des administrateurs du site The Pirate Bay, un des premiers sites de téléchargement du monde.

Les explications en Suède de Anne-Francoise Hivert.

A première vue, l’ Allemagne tire plutôt bien son épingle du jeu en matière de téléchargements illégaux. Si on se limite au secteur musical, les recettes des ventes de CD n’ont chuté l’année dernière « que » de 4,5 % tandis que le nombre de téléchargements pirates a été divisé par deux depuis 2004, passant de 600 000 à 300 000.

Pourtant, les professionnels du secteur ne se contentent pas de ces bons chiffres. Ils regardent avec envie vers la France et exigent des structures plus souples pour traquer les pirates du web, sans avoir besoin de s’en référer aux juges.

Reportage à Berlin de Sophie Grenery.