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Vu d'Allemagne

Les déclarations du chef de la diplomatie allemande sur le BND en Irak

La crise financière continue de remplir les colonnes des éditorialistes. Mais ce vendredi, les journaux allemands reviennent largement sur l’audition du ministre des Affaires étrangères Frank Walter Steinmeier

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Steinmeier devant une carte de l'Irak

La Commission d'enquête parlementaire sur les activités du BND, les services de renseignement allemand a également auditionné son prédécesseur Joschka Fischer. Cette commission est chargée de déterminer si le BND a outrepassé sa mission en infiltrant deux agents en Irak juste avant le début de la guerre puis en livrant des informations aux Etats-Unis.

Le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung estime qu’ "…à chaque audition on en apprend de moins en moins. Mais on peut douter qu’il ait été tout à fait normal que l’Allemagne envoie deux agents du BND en tant qu’observateurs en Irak en zone de guerre. Sinon, l’instance de contrôle parlementaire en aurait été au moins informée auparavant. Et quel besoin avait le gouvernement fédéral des coordonnées topographiques exactes de certains bâtiments et installations si il ne voulait vraiment que se faire une image générale de la situation ? De telles questions seraient moins gênantes aujourd’hui si Fischer et Steinmeier avaient admis alors que l’Allemagne avait des obligations à remplir dans le cadre de ses alliances."

Selon la TAZ, la Tageszeitung de Berlin , c’est la crédibilité politique de Frank Walter Steinmeier qui est de plus en plus ébranlée: "Les faits sont clairs, écrit le journal: à l’époque où Steinmeier était chargé de coordonner les services secrets pour le Chancelier Gerhard Schröder, les hommes envoyés à Bagdad ont réellement transmis des informations militaires aux services américains. Et c’est pourquoi on ne peut que sourciller quand Steinmeier essaie de faire de la mission des agents une action quasiment humanitaire. Il refuse obstinément d’admettre l’ambivalence qui a marqué son action et celle du gouvernement Schröder avant et pendant la guerre d’Irak", constate la TAZ.

L'Allemagne avait catégoriquement refusé de participer à la guerre en Irak mais avait laissé des avions américains survoler son territoire, laissé transiter des troupes et utiliser ses bases rappelle le quotidien Die Welt . Le journal estime qu’: "il est certain que la coalition rouge-verte, soutenue en grande partie par les milieux anti-américains, rejetait de tout coeur la guerre en Irak, et voulait montrer que - malgré la guerre du Kosovo en 1999 – elle n’était pas devenue 'belliciste'. D’un autre côté : on était naturellement assez réaliste pour savoir qu’ on ne pouvait se permettre de rompre les liens avec le grand partenaire que sont les Etats-Unis. Et naturellement, on devait savoir que des informations transmises par le BND aux services secrets amis, pouvaient être très utiles aux opérations tactiques des Etats-Unis. En fait, deux choses sont vraies: l’Allemagne était contre la guerre – mais elle y participait aussi un petit peu „ résume Die Welt.

La Süddeutsche Zeitung commente les déclarations de la Chancelière indiquant vouloir des investissements massifs dans les infrastructures du pays, face à la crise financière. Angela Merkel a dit vouloir prendre davantage en compte les anciens Länder dans l’ouest du pays, ceux de l'ex-RDA communiste, ayant profité d'un vaste effort de modernisation depuis la Réunification. "Beaucoup d’Allemands à l’ouest apprécieront les déclarations de la Chancelière. Depuis près de 20 ans déjà on investit dans la reconstruction des nouveaux Länder à l’est et cela se voit. Parce que la misère à l’est sous la RDA communiste avait sauvé les constructions anciennes de la démolition, de nombreuses villes grandes ou petites rénovées à grand frais ont retrouvé leur ancienne splendeur. Mais cette splendeur est trompeuse. Car le chômage y est deux fois plus élevé qu’à l’ouest. La force économique y est de 30 % plus réduite. Les rentrées fiscales n’y représentent que 37,8 % par rapport à l’ouest. Cependant, il est vrai que pour certaines communes de l’ouest particulièrement pauvres, rien ne s’oppose à ce qu’elles recoivent elles aussi un soutien , conclut le journal.

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