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Europe

Les coupes budgétaires ont alimenté la grogne sociale

En 2011, la crise de l'euro s'est soldée par des réductions drastiques des dépenses publiques et la contestation sociale s'est réveillée avec des mouvements comme les Indignés. L'austérité est-elle la seule solution?

Hessen/ ARCHIV: Ein Demonstrant, der sich eine Dollarnote ueber den Mund geklebt hat und einen aufgeklebten Barcode auf seiner Stirn traegt, steht in Frankfurt am Main waehrend einer Demonstration unter dem Motto Banken in die Schranken vor dem Gebaeude der Europaeischen Zentralbank (EZB) (Foto vom 12.11.11). Am Ende des Jahres 2011 ist in der Innenpolitik vieles nicht mehr, wie es zu Jahresbeginn war. Die Wehrpflicht ist abgeschafft, eine Kehrtwende in der Energiepolitik vollzogen, es gibt einen Ministerpraesidenten der Gruenen. Vor allem aber hielt die Euro-Rettung die Politiker in Atem. Ein politischer Jahresrueckblick von A bis Z. (zu dapd-Text) Foto: Michael Probst/AP/dapd

Un manifestant en novembre devant le siège de la Banque centrale européenne à Fracfort

Rarement en 2011, les discours des économistes auront semblé aussi unanimes et rarement les politiques auront semblé autant leur emboiter le pas. Car c'est la seule règle des marchés qui semble s'imposer en Europe. « La construction européenne pousse jusqu'à la caricature les défauts de la démocratie parlementaire sous l'influence de la finance », estimel'économiste et vice-président d'ATTAC France, Thomas Coutrot.

Sur tout le continent, l'Allemagne a imposé l'idée d'une cure d'austérité pour les pays qui ont trop longtemps vécu au-dessus de leurs moyens. Un traitement de choc supporté en grande partie par les couches déjà précarisées de la population comme le rappelle Georges Dassis, représentant des syndicats au Comité économique et social à Bruxelles : « On demande aux Grecs, alors que c'est la lutte pour la survie,  de payer les intérêts des intérêts qui sont exorbitants aux spéculateurs à travers le monde. L'Union n'a pas été construite sur ces bases-là. L'Union a eu un projet social, un projet de paix et de solidarité. »

Members of '15M' or 'Democracia Real' movement gather at the streets that finished in Puerta del Sol during a protest in Madrid, Spain, 04 August 2011. Last 02 August, police cleared the small area that the 15M movement had set up at the square to inform people about their plans and demands. The police action caused various protests at the city centre surroundings trying to reach the Puerta del Sol, seen as the movement's symbol and the place where it all started. EFE/Kiko Huesca

Des membres du groupe "Democracia Real" sur la Plaza del Sol au mois d'août à Madrid

« C'est de la folie! »

Dans ce contexte, les mouvements de contestations se sont développés. Comme les Indignés en Espagne qui ont occupé la Plaza del Sol à Madrid durant tout le printemps. Un mouvement qui a fait des émules sur le reste du continent et a culminé au mois d'octobre avec la journée mondiale des Indignés. « Le gouvernement espagnol, le gouvernement français, Sarkozy et Mme Merkel nous disent : on va aider les banques. Et les personnes? Et les problèmes des personnes? Voilà la question ! » C'est ce que nous expliquait Antonio, un des contestataires du mouvement des Indignés.

Car c'est l'orthodoxie budgétaire allemande qui fait débat. Un modèle qui n'en est pourtant pas un pour l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit : « Est-il possible que le salaire minimum en France soit de 9 euros et en Allemagne on parle d'introduire un salaire minimum de 5 à 6 euros ? Vous allez me dire que c'est ça la convergence économique, que comme ça on pourra fonctionner en Europe : c'est de la folie ! Il faut le dire à Mme Merkel. Un pays aussi riche qui a 20% de pauvres c'est de la folie! »

L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit faisait référence aux pressions réalisées depuis des années sur les salaires pour assurer la compétitivité de l'Allemagne en tant que nation exportatrice. Un modèle social rejeté en 2011 par les populations du sud de l'Europe. Mais un modèle qui semble s'imposer en dépit de la contestation.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Sandrine Blanchard

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