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International

Les Chinois croient en l'euro

Après avoir racheté de la dette en Grèce, en Espagne ou au Portugal, la Chine se serait tournée vers l'Italie en vue d'un possible rachat de dette. En fait, il s'agissait d'investissements industriels.

People march through downtown Turin, Italy, Tuesday, Sept. 6, 2011 in the wake of a general strike. A strike by Italy's largest labor confederation against austerity measures that it says penalizes workers has shut down air, land and sea transport and curtailed other public services throughout the country. Workers for the state railway, city transit systems and ferry services all were on strike. Hospital workers, postal employees and bank tellers also were joining in. CGIL leader Susanna Camusso led a march through Rome on Tuesday. (Foto:Daniele Badolato, Lapresse/AP/dapd) ITALY OUT

Des travailleurs en grève à Turin. Ils veulent de la croissance, pas de l'austérité

Avec quelques 3.000 milliards de dollars de réserve de change - les plus importantes du monde - la Chine est aujourd'hui un acteur incontournable du monde de la finance. Elle a déjà investi dans différents pays d'Europe en difficulté, comme la Grèce, le Portugal ou l'Espagne. Un coup de pouce à Rome pourrait être une bonne affaire, estiment certains économistes chinois : Pekin achèterait des obligations italiennes, qui sont aujourd'hui à bas prix, mais qui prendraient de la valeur si la crise se résout.

C'est aussi une manière de se débarrasser de trop de liquidités, facteur d'inflation. Et puis ce sauvetage, pourrait influencer les Européens et les rendre plus ouverts à la Chine dans des domaines essentiels comme le commerce. Selon la presse, elle possèderait déjà 4% de la dette italienne. Une dette considérable qui représente 1.900 milliards d'euros, soit 120% du PIB du pays.

Pas de rachat de dette

FILE - In this Oct. 6, 2010 file photo, China's Prime Minister Wen Jiabao addresses the audience at the 6th EU China business summit in Brussels. The Chinese prime minister has called for cha nge to China's political system repeatedly in the past few months. (AP Photo/Yves Logghe, File)

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao lors d'un sommet UE-Chine, en octobre 2010

Seulement voilà, après l'euphorie, le démenti. Le ministère des Finances italien a d'abord reconnu qu'une rencontre avait bien eu lieu entre le ministre des Finances Giulio Tremonti et un fonds souverain chinois. Mais le gouvernement a ensuite fait savoir qu'il s'agissait d'investissements industriels et non de rachat de dette. Du coup les bourses, déçues, sont reparties à la baisse. L'Italie a d'ailleurs déclaré ne pas avoir demandé l'aide de la Chine.

Reste que Rome n'arrive pas à rassurer les marchés, malgré un plan de rigueur de 54 milliards d'euros et les interventions de la Banque centrale européenne. Mais pour les analystes, que Pékin achète de la dette italienne ou pas, le problème de fond ne disparait pas. C'est en Italie que se situent les problèmes et c'est là qu'ils doivent être résolus. Avec des politiques d'économie, mais surtout en soutenant la croissance. Quant à la Chine, elle a tenu à réaffirmer sa "confiance" dans l'euro et a souligné son désir « d'étendre sa coopération financière avec l'Europe ». Sans donner plus de précisions...

Auteur : Elisabeth Cadot
Edition : Cécile Leclerc

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