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Les Catalans votent envers et contre tout

Urnes saisies, électeurs empêchés de voter par des policiers déployés en masse : le gouvernement espagnol a tenté par tous les moyens d'empêcher le référendum sur l'indépendance de la Catalogne.

Des électeurs bien décidés à accomplir leur devoir civique

Des électeurs bien décidés à accomplir leur devoir civique

La présence massive des forces de police et de la garde civile n'a pas pu empêcher les Catalans de participer au référendum d'autodétermination convoqué par le gouvernement régional de Catalogne. Alors que la police avait pris d'assaut son bureau de vote à Gérone, le président indépendantiste Carles Puigdemont est allé voter dans un autre bureau. Des scènes similaires ont eu lieu à Barcelone, où la police a tenté par tous les moyens d'empêcher la tenue de ce référendum contesté, en confisquant le matériel électoral ou en entrant de force dans les bureaux de vote.

De nombreux blessés

Le bilan de la journée est lourd : au moins 92 blessés dont deux graves, selon les services de santé régionaux. Au total, "465 personnes ont reçu une assistance médicale", a déclaré une porte-parole de ces services. Le ministère de l'Intérieur a de son côté affirmé que onze policiers avaient été blessés dans les heurts avec les manifestants qui auraient jeté des pierres.

La police a fait usage de balles en caoutchouc contre les manifestants

La police a fait usage de balles en caoutchouc contre les manifestants

Barcelone et Madrid se renvoient la responsabilité

Dimanche matin, le gouvernement espagnol a demandé aux autorités indépendantistes de Catalogne de mettre fin à la "farce" du référendum. "Carles Puigdemont et son équipe sont seuls responsables de tout ce qui s'est passé aujourd'hui et de tout ce qui pourra se passer s'ils ne mettent pas fin à cette farce", a déclaré le préfet de Catalogne Enric Millo. 

Dès le petit matin, de longues files d'attente s'étaient formées devant les bureaux de vote pour faire barrage à la police mais aussi pour participer à la consultation. Ces derniers jours, la police a mis des scellés sur 1.300 des 2.300 écoles devant servir de bureaux de vote.

Malgré les mesures policières, le vote a pu se tenir à de nombreux endroits en Catalogne. Selon le porte-parole du gouvernement régional, Jordi Turull, 73% des bureaux ont pu accueillir les électeurs – un chiffre impossible à vérifier dans l'immédiat.

Une majorité contre l'indépendance

Plus de 5,3 millions de personnes sont appelées à voter à ce référendum. En cas de victoire du "oui", Barcelone peut déclarer son indépendance de l'Espagne dans les jours qui suivront le référendum, bien que la consultation ne soit pas contraignante et qu'elle ait été considérée comme illégale par la Cour constitutionnelle espagnole. Les juges ont justifié leur refus par l'indivision de l'État espagnol, inscrite dans la Constitution.

Le président régional Carles Puigdemont est déterminé

Le président régional Carles Puigdemont est déterminé

"Nous ne renoncerons pas à nos droits", a déclaré le président régional, Carles Puigdemont. Son gouvernement a tout préparé pour que le référendum se déroule "normalement". Il a appelé les citoyens à ne pas recourir à la violence.

Selon un dernier sondage du gouvernement régional, 49,4% des Catalans sont contre l'indépendance et 41,1% pour. La répression engagée par le pouvoir central pourrait toutefois faire changer d'avis certains électeurs.

Avec agences

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