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Afrique

Les Camerounais unis dans la galère

Les problèmes de pauvreté et de discrimination dénoncés par les anglophones ne sont pas très éloignés de ceux que subissent le reste de la population camerounaise au quotidien.

Écouter l'audio 04:44

"Il n'y aura jamais sécession au Cameroun". (Issa Tchiroma Bakary)

Alors que les leaders du mouvement séparatiste anglophone ont choisi la date du 1er octobre pour proclamer leur indépendance, de plus en plus de Camerounais se retrouvent dans les revendications sociales de leurs compatriotes anglophones.

Du fédéralisme à la partition

Tout est parti d'une série de grèves de plusieurs corps de métiers dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. Progressivement, le mouvement de protestation a été récupéré par des leaders sécessionnistes.

Ces derniers estiment que les populations anglophones sont marginalisées. C'est pourquoi, ils ont d'abord exigé le fédéralisme. Avant de réclamer purement et simplement la partition du pays, comme ce fut le cas au début des années 1960.

Selon le président du Cercle de réflexion et d'action pour le développement, la crise anglophone servira de rampe de lancement pour la résolution des problèmes que rencontrent les Camerounais. 

"Les anglophones ont eu le courage de poser les problèmes, affirme Denis Atangana, selon lequel la forme actuelle de l'État du Cameroun est un "handicap". "Si on avait par exemple abouti à une véritable régionalisation, je vous assure qu'on aurait moins de problèmes aujourd'hui."

L'acteur socio-politique pense que "la crise anglophone va permettre de régler la crise de gouvernance et de légitimité qui existe."

La partition n'est pas une option pour le gouvernement

Le ministre camerounais de la Communication et porte-parole du gouvernementreconnaît la pertinence de ces revendications. Mais Issa Tchiroma Bakary le promet : il n'y aura "jamais sécession au Cameroun".

"Nous sommes un Etat de droit, un Etat organisé, l'intégrité territoriale de notre nation est un bien inaliénable", réaffirme le porte-parole. Selon le pouvoir camerounais, les sécessionnistes cherchent seulement à "obtenir que les projecteurs de l'actualité soient braqués sur eux" et leur tentative est "vouée à l'échec".

Joint au téléphone par la Deutsche Welle, un membre du bureau politique national du SDF, le Social Democratic Front, le principal parti d'opposition, a été formel : John Fru Ndi, son leader, est contre la sécession mais est favorable au fédéralisme.

Réponse d'Issa Tchiroma Bakary : la décentralisation entamée au Cameroun suit son cours. Et il est hors de question de changer de cap.

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