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Afrique

Les Burundais appelés à financer l'organisation des élections

1110/267 : c'est le numéro du compte ouvert pour les contributions des citoyens volontaires en vue d'assurer l'indépendance du financement des élections générales de 2020. Une "initiative" diversement appréciée.

Écouter l'audio 02:06

"Il serait plus judicieux que ce compte soit alimenté par le trésor national" Z.Nimubona, homme politique

Le président Pierre Nkurunziza l'avait annoncé à l'occasion du 55ème anniversaire de l’indépendance du Burundi : les citoyens burundais sont invités à contribuer à temps, chacun en fonction de ses moyens, au financement des élections. Il s'agit, selon le président, de prouver à la communauté internationale que les Burundais sont capables d'organiser des élections crédibles sans aide étrangère.

Cette décision soutient l’indépendance du pays et mérite un soutien. C'est l'avis de Gilbert Becaud, le président de l'Observatoire National des Élections et des Organisations pour le Progrès:

"Une initiative très noble et très louable. Nous aimerions appuyer et soutenir cette proposition concrète pouvant contribuer à cette bonne préparation des élections. Avec cette collecte, le Burundi ne pourra plus manquer de fonds pour l'organisation des élections et restera souverain et indépendant."    

Une initiative révélatrice

La création de ce compte bancaire, ouvert voilà une semaine auprès de la banque centrale du pays, prouve l'inquiétude du gouvernement liée au manque de fonds pour financer les élections de 2020. Une décision étonnante puisque les impôts et taxes sont censés financer les activités publiques, dont les élections. 

Zénon Nimubona, un homme politique œuvrant dans le secteur bancaire, explique que financer les élections par un budget externe risque de peser encore plus sur la population :

"Ce n'est pas une mauvaise idée que de prévoir un budget pour ces élections. Ce qui l'est moins, c'est que ça soit alimenté en dehors du budget national. Parce que les gens risquent de subir une certaine contrainte pour l'alimenter. Il serait alors plus judicieux que ce compte soit alimenté par le trésor national."

Certains parlent d'une décision précipitée. Créer un compte trois ans avant les élections, c'est très tôt. Une considération balayée d'un revers de main par Gérard Hakizimana, président de l'association Force de Lutte Contre le Népotisme et le Favoritisme:

"Dire que c'est tôt serait se tromper. Nous disons plutôt que la création de ce compte est opportune. Quand on approche des élections de 2020, c'est un bon moment pour permettre aux Burundais de s'y préparer pour un bon déroulement des élections avec un financement, Le temps est suffisant."

Le Burundi tire également la leçon du retrait des partenaires financiers de l'organisation des élections générales de 2015 et compte se préparer à temps, selon les discours officiels, pour ne pas rater le rendez-vous.

 

Audios et vidéos sur le sujet

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