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Europe

Les Bulgares en ont marre

Depuis 40 jours, les Bulgares se mobilisent pour demander le départ du Premier ministre Plamen Orecharski et pour dénoncer la corruption dans leur pays. Le gouvernement a appelé au calme, sans grand succès.

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La société civile proteste contre la mafia, la corruption et l'oligarchie

Depuis 40 jours, des milliers de manifestants descendent dans les rues de Sofia - la capitale - et dans d'autres grandes villes du pays. Cette deuxième vague de protestations vient après des épisodes tragiques et sans précédents dans l'histoire actuelle de la Bulgarie. Depuis le début de l'année, le pays a connu une vague d'immolations par le feu, inédite. Sept personnes ont tenté de se suicider de cette façon; trois d'entre elles avaient des revendications politiques.

Plamen Oresharski Bulgarien Premierminister

Plamen Orecharski a appelé les manifestants à éviter tout acte de violence

Aux origines de la crise

La crise actuelle a commencé après la nomination d'un jeune député, Delyan Peevski, à la tête de l'Agence nationale de sécurité - une agence de contre-espionnage  qui vient de voir ses pouvoirs élargis dans le domaine de la lutte contre la criminalité organisée. La nomination de ce député, qui lui-même est un oligarque soupçonné d'avoir des liens avec la criminalité organisée, a scandalisé la société civile.

Malgré l'échec de cette nomination, les manifestants exigent le départ de “toute la classe politique infiltrée par les anciens réseaux communistes qui, avant de lâcher le pouvoir, se sont empressés de s'approprier les joyaux de l'économie bulgare”. Mardi dernier, environ 2.000 manifestants avaient bloqué une trentaine de députés et trois ministres au Parlement, à l'issue d'une réunion de commissions sur une révision du budget. La police est intervenue. Bilan : une dizaine de blessés, dont trois policiers.

Protest gegen Regierung in Sofia Bulgarien 24.07.2013

La population est fatiguée de vivre dans le pays le plus pauvre de l'UE

Réveil tardif mais résolu

Ce jeudi, après le siège de la nuit dernière, le Parlement a repris son travail sous les échos de centaines de manifestants qui scandent “Mafia” et “Démission !”. Selon la Commission européenne « les manifestations en Bulgarie montrent une fois de plus les préoccupations majeures de la société bulgare concernant la situation de l'Etat de droit ».

C'est un réveil tardif mais résolu de la société civile, décidée à continuer les protestations jusqu'à la démission du gouvernement actuel et à l'organisation d'élections anticipées.

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