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International

Les Brésiliens dans la rue contre la vie chère

Depuis une semaine, des milliers de Brésiliens manifestent dans le pays. Ils dénoncent l'augmentation du coût de la vie et les dépenses faramineuses du gouvernement liées à l'organisation de la Coupe du monde 2014.

À Rio de Janeiro, le 13 juin 2013

À Rio de Janeiro, le 13 juin 2013

Les Brésiliens se disent outrés par les énormes dépenses engagées par le pays pour l'organisation de la prochaine Coupe du monde de football : constructions de stades et d'hôtels notamment. Avec les investissements réalisés, le prix du transport est allé croissant tout comme celui des denrées alimentaires. Aussi, pour cet étudiant brésilien qui proteste, le gouvernement doit revoir ses priorités :

« Moins d'argent doit être investi dans l'organisation de la Coupe du monde, moins d'argent dans les compagnies et plus d'argent pour la construction des écoles et des hôpitaux. »

Dilma Rousseff

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, affirme que les manifestations font partie de la vie démocratique d'un pays

Lundi, certaines manifestations ont eu lieu dans le calme, comme à Sao Paulo, où 60.000 personnes ont défilé, ou à Brasilia, la capitale politique, où 200 personnes sont montées sur le toit du Parlement pour entonner l'hymne national.

Ailleurs, en revanche, des manifestations ont dégénéré comme à Rio de Janeiro. Et parmi les 100.000 manifestants (selon la police), bon nombre ont pillé et incendié des voitures et des poubelles. Ils ont également affronté la police à coup de cocktails Molotov. Les forces de l'ordre, elles, ont répliqué à coup de gaz lacrymogène, de tirs de balles en caoutchouc et de tirs en l'air à balles réelles. Mais Geraldo Alckmin, gouverneur de la région de Sao Paulo, affirme vouloir mettre fin à la violence policière :

« Nous allons interdire l'usage des balles en caoutchouc lors des manifestations et, encore plus important, je pense que cela va servir d'exemple. »

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, sifflée lors du premier match de la Coupe des Confédérations, a tenté de calmer les manifestants. Pour elle, les manifestations pacifiques sont légitimes et propres à la démocratie. Mais le ministre brésilien des Sports, Aldo Rebelo, a prévenu que le gouvernement ne tolèrerait pas que des manifestations perturbent la Coupe des Confédérations qui a actuellement cours.

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