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International

Les armes chimiques de Damas inquiètent Israël

La Syrie a reconnu lundi être en possession d'armes chimiques, qu'elle a menacé d'utiliser en cas d'agression extérieure. L'État hébreu craint de voir ses armes tomber entre de mauvaises mains, dont celles du Hezbollah.

Israël se montre très inquiet par ce qui pourrait arriver aux stocks d'armes chimiques en Syrie. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman (photo de tête), a averti mercredi 25 juillet que son pays agira de façon "immédiate" et aussi "dure que possible" en cas de transfert d'armes chimiques syriennes au Hezbollah libanais.

Mais qu’est-ce qui justifie cette déclaration ? L’analyse d'Eyal Zisser, spécialiste de la Syrie à l'université de Tel Aviv.

« Si l’on se demande ce qui se cache derrière cette menace d’'Israël, on pourrait dire que c’est une manière d’attirer l’attention de la communauté internationale. Mais cela peut être aussi un message à l’intention du Hezbollah. À travers ce message, Israël veut donc tirer une ligne rouge concernant les manœuvres du Hezbollah. »

Des Casques bleus de l'ONU stationnés sur le plateau du Golan

Des Casques bleus de l'ONU stationnés sur le plateau du Golan

Agir en concertation

Mais, selon Eyal Zisser, Tel aviv ne devrait pas agir d’une manière unilatérale :

« Le problème ne concerne pas seulement Israël. La Turquie, la Jordanie, d’autres pays arabes, les États-Unis et les Russes en sont préoccupés. Donc il y a lieu de mener un dialogue au niveau régional et international. Rappelons-nous que l’Armée syrienne libre est financée par des Turcs et des Saoudiens. Et les Américains aussi y sont impliqués. Donc, je pense qu’il est mieux pour Israël de dialoguer avec les autres, plutôt que d’agir seul. »

Danger aux portes du plateau du Golan

En plus du transfert possible d'armes à des groupes extrémistes, Israël s'inquiète de possibles débordements dans les environs du plateau du Golan, un territoire contrôlé par la Syrie jusqu'en 1967 et annexé depuis par l'État hébreu.

« Cela signifierait qu’au lieu d’une frontière relativement sereine, nous aurons une frontière instable, et le plateau de Golan deviendra un autre Sinaï », explique Eyal Zisser.

Les inquiétudes autour des armes chimiques ont donné lieu à une recrudescence de la demande en masques à gaz en Israël. Les autorités avaient procédé ces dernières années à des distributions afin de se prémunir contre une éventuelle attaque de l'Iran.

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