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Calme précaire au Gabon

Les "amis" du Gabon prudents après la réélection d'Ali Bongo

Au Gabon, la mission de l'UE note des faiblesses techniques importantes" dans le traitement du contentieux électoral et regrette "que la Cour soit contrainte de statuer sur des procès-verbaux.

Les principaux partenaires et "amis" du Gabon ont accueilli froidement la validation de la réélection du président Ali Bongo Ondimba par la cour constitutionnelle. Aucun grand pays n'a encore félicité publiquement le président gabonais dont le rival Jean Ping a rejeté la décision de la cour. 

Gabunischer Politiker Jean Ping (Getty Images/AFP/K. Tribouillard)

L'opposant Jean Ping appelle ses militants à la vigilance

Le chef de file de l'opposition gabonaise a rejeté la confirmation par la cour constitutionnelle de la victoire d'Ali Bongo à l'élection présidentielle du 27 août. Son rejet laisse augurer de la poursuite d'une crise politique violente dans le pays. Les forces de sécurité ont été largement déployées dans Libreville, la capitale. Jean Ping a appelé la population à "rester vigilante et mobilisée". Le secrétaire général de l'ONU a"pris acte "de la décision de la cour constitutionnelle.

Ban Ki-moon UN Generalsekretär (REUTERS)

Ban Ki-moon a pris acte de la décison de la Cour

Ban Ki-moon "se félicite de l'appel à un dialogue national lancé par le président élu". Mais il souligne que ce dialogue "devra être représentatif de toutes les parties prenantes en faveur de la réconciliation nationale, d'une gouvernance inclusive et de l'adoption de mesures consensuelles pour la tenue d'élections législatives pacifiques et crédibles en décembre 2016". Pour leur part, les observateurs de l'UE "regrettent" que la Cour constitutionnelle n'ait pas rectifié les "anomalies observées". Quant aux responsables politiques arrêtés ces derniers jours comme Léon-Paul Ngoulakia, ils se trouvent dans les délais légaux de garde à vue, a estimé le ministre porte-parole du gouvernement Alain-Claude Bilie-by-Nze, rappelant que 800 personnes ont été arrêtées et la moitié déférée au parquet.  

B.B./afp