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International

Les Américains ne veulent pas d'un nouvel Irak

Face à la crise en Syrie, le président américain Barack Obama laisse peu de doute sur « l’option » vers laquelle il penche, celle d’une intervention militaire. Mais l’opinion publique et le Congrès sont très réticents.

Barack Obama penche vers l'option militaire, mais l'opinion publique américaine est contre

Barack Obama penche vers l'option militaire, mais l'opinion publique américaine est contre

Barack Obama promet qu'une intervention militaire serait « limitée, sur mesure » et « pas une répétition de l'Irak ». Mais l'opinion publique américaine, échaudée par l'aventure irakienne et désormais méfiante envers son gouvernement, a déjà choisi une autre option : celle de ne rien faire. D'après le seul sondage publié depuis l'attaque apparemment chimique du 21 août, 60% des Américains s'opposent à toute intervention dans le conflit syrien.

Contre des frappes militaires

Dans les émissions de radio qui donnent la parole aux auditeurs, la majorite écrasante des appelants rejette l'idée d'une intervention militaire. Ces Américains et d'autres se disent effrayés par la perspective d'un nouveau bourbier reminiscent de l'Irak, ils sont aussi préoccupés par le coût humain et financier de frappes aériennes sur la Syrie.

La situation room, centre de décision des opérations américaines

La "situation room", centre de décision des opérations américaines

De son côté, le Congrès est aussi réticent. Le président de la Chambre demande au chef de la Maison Blanche d'expliquer « personnellement » au peuple américain en quoi une intervention en Syrie serait dans l'interêt national. Une centaine de députés républicains et démocrates préviennent le président qu'une intervention lancée sans l'autorisation du Congrès serait « inconstitutionnelle ».

La presse demande des comptes

Dans des éditoriaux, le New York Times, le Washington Post et le Los Angeles Times, trois des quatre journaux américains les plus influents, demandent au président de justifier clairement les raisons d'une intervention et de consulter le Congrès, voire d'obtenir son accord.

Dans l'opinion, comme au Congrès et dans la presse, il y a aussi le sentiment que Barack Obama s'est mis lui-même au pied du mur, et avec lui les États-Unis, en traçant publiquement sa fameuse « ligne rouge » à propos de l'emploi d'armes chimiques en Syrie.

Richard Haas, un ancien diplomate qui dirige le très serieux Council on Foreign Relations, va même jusqu'à déclarer que, pour l'administration Obama, la Syrie ne serait pas ce qu'il appelle « une guerre de nécessité », mais une guerre essentiellement destinée à sauver la face du chef de l'exécutif américain.

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