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Vu d'Allemagne

Les Allemands bientôt dans le feu des combats au sud de l'Afghanistan ?

Les soldats allemands seront-ils envoyés dans le sud de l’Afghanistan ? Ou bien la Bundeswehr doit-elle se cantonner à des tâches de reconstruction dans une région relativement sûre ? A quels risques l’Allemagne est-elle prête à exposer son armée lors d’interventions dans des zones de crises ? Autant de questions qui préoccupent aujourd’hui les journaux allemands, alors que la situation sécuritaire s’aggrave chaque jour au sud de l’Afghanistan et que le débat se poursuit sur la participation allemande à la force internationale de paix au Liban.

Dès le début de l’engagement international en Afghanistan, une stratégie paradoxale a été mise en place, écrit la Süddeutsche Zeitung. Une stratégie qui reflétait la division le pays au lieu d’y remédier. La force de paix menée par l’Otan, l’Isaf, s’est chargée des provinces plus calmes, tandis que les Américains et les Britanniques poursuivaient leur guerre contre le terrorisme dans les régions mouvementées de l’est et du sud. Par la suite, l’Allemagne a pris le commandement de l’Isaf dans le nord du pays, relativement calme. Les autres membres de l’Isaf se sont déployés au sud, c’est-à-dire au cœur des combats. Rien d’étonnant donc à ce que certains partenaires de l’Otan regardent aujourd’hui le rôle des Allemands avec une suspicion grandissante.

Le mandat de la Bundeswehr en Afghanistan est sans équivoques, estime de son côté la Frankfurter Rundschau. Commandement de troupes, stabilisation, approvision-nement médical, aide humanitaire. Nulle part il n’est question de participer à des combats. Du moins, en théorie. Reste à savoir si cela reste valable étant donné la déstabilisation du sud du pays. Car l’expérience montre que la réalité dépasse de loin les limites des décisions du parlement. Les interventions de la Bundeswehr, en Afghanistan ou ailleurs, sont par définition dangereuses. Sinon la présence de soldats ne serait pas nécessaire. Et le niveau de danger peut augmenter au-delà de ce qu’avaient espéré les responsables politiques au moment de l’envoi des troupes. C’est pourquoi il est nécessaire pour l’Allemagne de bien évaluer les risques encourus ainsi que ses propres intérêts, avant de s’engager dans une mission internationale.

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, les exigences vis-à-vis de l’Allemagne et de la Bundeswehr pourraient devenir plus pressantes et plus concrètes, au fur et à mesure que la situation devient plus précaire au sud de l’Afghanistan. Personne ne peut accuser les soldats allemands de lâcheté. Mais il vrai aussi que la mission allemande en Afghanistan a été « vendue » par les responsables politiques avec la rassurante information que « notre » partie du pays était calme – pour la mission en RDC on affirmait la même chose de Kinshasa. Mais qu’il s’agisse de l’Afghanistan, du Congo ou du Liban : les soldats ne sont pas seulement envoyés là-bas pour construire des écoles ou surveiller des élections. La population doit savoir qu’ils doivent faire face chaque jour à l’éventualité de combats.

  • Date 29.08.2006
  • Auteur Aude Gensbittel
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