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Vu d'Allemagne

Les Afghans, (plus) libres?

Les journaux allemands reviennent principalement sur la présidentielle de samedi en Afghanistan et sur la situation en Ukraine, objet d'une rencontre informelle des ministres européens des Affaires étrangères, en Grèce.

Commençons par la photo publiée en Une de la Süddeutsche Zeitung : une Afghane en niqab bleu, qui brandit son index couvert d'encre encore fraîche, signe qu'elle vient de voter, en dépit des menaces proférées par les talibans à l'encontre de ceux qui participeraient au scrutin. La SZ salue la mobilisation des électeurs afghans, nombreux à avoir fait le déplacement malgré le danger et la déception que leur inspire le régime sortant. Maintenant que les citoyens ont rempli leur devoir, c'est aux responsables politiques de leur manifester le respect qu'ils méritent, estime le journal.

Die tageszeitung titre « Les perdants, ce sont les talibans ». La jeunesse urbaine fait partie des franges qui se sont le plus déplacées aux urnes. Ceux qui, durant les douze années de l'ère Karzaï, ont humé un air de liberté, ceux-là ne veulent pas seulement que leur voix soit comptée lors du dépouillement mais qu'elle soit prise en compte aussi après le vote. La démocratie, écrit la taz, ne se résume pas à des élections, elle est surtout ce qui se passe entre deux scrutins. Les puissances démocratiques vont devoir faire pression sur le nouveau président afghan pour qu'il entame enfin les réformes que Hamid Karzaï n'a pas réussi à réaliser.

Diplomatie refroidie côté Est

Au sujet de la crise ukrainienne, Die Welt commente l'attitude européenne vis-à-vis de la Russie : « Ce n'est pas de la Realpolitik », affirme le journal, contrairement à ce que crient les cyniques de la diplomatie, qui disent comprendre Poutine et ses désirs expansionnistes en Ukraine. Le journal ne conçoit pas que l'Europe abandonne si facilement son voisin oriental, sous le fallacieux prétexte que l'Ukraine fait partie de la zone d'influence historique de Moscou.

Pour compléter, toujours sur le sujet, citons l'interview publiée par la Frankfurter Allgemeine Zeitung avec Olli Rehn. Le Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires estime que l'annexion de la Crimée par la Russie a durablement ébranlé l'ordre juridique et la stabilité de l'Europe post-guerre froide. Selon lui, l'Union européenne doit rester soudée quelles que soient les pressions extérieures. L'UE se prépare à une période de « froid incertain » vis-à-vis de la Russie qui, elle, toujours d'après Olli Rehn, risque une récession économique l'année prochaine en cas de durcissement de la crise actuelle.

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