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COP 23

Les îles Fidji menacées de disparition

La présidence de la 23e conférence des Nations unies sur le climat est confiée aux îles Fidji. La raison est symbolique puisqu'elles sont menacées par la montée des eaux provoquée par le réchauffement climatique.

C’est la première fois qu’un Etat insulaire préside une telle conférence. Selon certaines estimations, d’ici à la fin de ce siècle, des îles entières pourraient être abandonnées par leurs populations. C’est pourquoi la présidence de la COP23 par les Fidji est une sorte de reconnaissance de cette vulnérabilité. 
"Nous devons tout faire pour ne pas échouer vis à vis de nos populations en utilisant les deux prochaines semaines et les années à venir pour tout faire en vue de la mise en œuvre de l'Accord de Paris. Il est de notre devoir de tout mettre en oeuvre pour le climat d'ici 2020", a plaidé Frank Bainimarama, le Premier ministre des îles Fidji, ce lundi matin, à l’ouverture des travaux.

Opportunité de plaidoyer

Frank Bainimarama, le Premier ministre des Îles Fidji à l'ouverture de la conférence internationale sur les changements climatiques de Bonn.

Frank Bainimarama, le Premier ministre des Îles Fidji à l'ouverture de la conférence internationale sur les changements climatiques de Bonn.

Les îles Fidji vont profiter de l’opportunité que leur offre la présidence de la COP23 pour faire des plaidoyers. Surtout qu'en 2018, vont se tenir des discussions sur le "dialogue facilitateur" qui permettront de confronter les engagements pris par les Etats par rapport à l'objectif principal de l'accord de Paris signé en 2015. Il s’agit entre autres de limiter le réchauffement de la planète en dessous de deux degrés Celsius, si possible à 1,5 degré. Les Fidji veulent donc mettre à profit cette rencontre pour braquer les projecteurs sur les océans qu’ils considèrent comme les grands oubliés des conférences mondiales sur le climat.

Des habitations détruites sur les Îles Fidji après le passage en 2006 du cyclone Winston.

Des habitations détruites sur les Îles Fidji après le passage en 2006 du cyclone Winston.

Cataclysmes naturels

Les îles Fidji ont été frappées en 2006 par le cyclone Winston qui a fait de nombreux dégâts humains et matériels. Cette catastrophe a causé le déplacement de plus de 55.000 personnes et provoqué des pertes et dégâts estimés à un cinquième du PIB de ce petit Etat du Pacifique sud. 
Selon des délégués de divers pays rencontrés dans le hall de la salle de conférence, la présidence fidjienne est une opportunité pour les populations les plus vulnérables de s'imposer dans l'agenda des négociations.
Aussi, cette conférence se tient-elle dans un contexte d’urgence climatique particulier, marqué par une série d’ouragans particulièrement dévastateurs l’été dernier, dans les Caraïbes, ou encore en Asie du Sud-est avec les inondations de mousson.

A noter que les îles Fidji ne sont pas seules à être menacées. Les atolls, dans le pacifique, constitués de bancs de sables sont également en danger. Ces territoires sont composés d’au moins 300 îles, dont la plus importante est Viti Levu où se trouve la capitale Savu.

 

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