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Afrique

Les étudiants de Lomé réclament un meilleur avenir

Alors que la situation s'est apaisée, les étudiants continuent de dénoncer des programmes de piètre qualité tandis que l'élite du pays envoie ses enfants étudier en Europe.

Écouter l'audio 02:14

A Lomé, les étudiants critiquent leur enseignement

L’université de Lomé a connu de violents heurts il y a quelques jours à la suite de mouvements d’humeur des étudiants. Ceux-ci revendiquent l’amélioration de leur condition d’études et notamment la qualité des programmes de formation.

Paradoxalement, l’élite du pays continue à envoyer ses enfants étudier à l'étranger, plutôt que de choisir les universités du pays.

Ainsi, ces jeunes filles et garçons reprochent à l’Etat togolais de ne pas doter suffisamment les université. 

"Au niveau du programme d’enseignement, ça ne va pas. Un étudiant, à la fin de son parcours est incapable d’exécuter ce qu’il a appris sur le terrain ", expliquel'un d'entre eux.

"Par rapport à la qualité de la  formation, nous disons que la formation à l’université de Lomé est à l’étape précaire", ajoute un de ces camarades. "Il n'y a rien qui prouve que c’est une université. Une langue doit s’apprendre dans un labo de langue avec des ordinateurs, avec un professionnel qui guide tout ça mais il y a rien de ça à l’université de Lomé ».

La routine des professeurs

Pendant  ce temps, une partie de l’élite et des personnes aisées envoient leurs enfants étudier à l’étranger, en Europe ou aux Etats-Unis.

"Cela prouve bien qu’on bafoue l’éducation à l’université de Lomé. Si ça va, eux aussi n’ont qu’à garder leurs enfants pour étudier dans la brousse avec nous, à l’université de Lomé", ajoute un autre étudiant.

« Si tout marche très bien ici, pourquoi ils envoient leurs enfants à l’étranger? Parce qu’ils savent que ça ne marche, que ce qu’on donne ici comme éducation , ça ne va pas avantager leurs enfants », affirme un jeune garçon.

Pour l’analyste Primus Guenou, il est impératif qu’on revoit le système éducatif et qu’on mette les moyens à la disposition des universités togolaises pour qu’elle soient à la hauteur des attentes des étudiants. 

« Disons le mot : l’étoffement au niveau local n'est pas encore adéquat. L’ université fonctionne en dessous de ses possibilités", estime Primus Guenou. « Chez beaucoup de professeurs, c’est la routine. On a notre salaire assuré, ça nous suffit. Que les étudiants comprennent ou pas, ça va. On ne peut pas faire mieux. Et puis, beaucoup ne s’efforcent pas pour apprendre les nouvelles technologies de l’information ».

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