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Vu d'Allemagne

Les émeutes de Hambourg et la "libération" de Mossoul dans les journeaux allemands

Les images impressionnantes de la violence qui a secoué la ville hanséatique ont choqué la presse. Elle commente par ailleurs les capacités de nuisance de l'Etat islamique.  

Un brasier et des manifestants cagoulés dans la pénombre, voilà la couverture de la Tageszeitung. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté paisiblement, souligne le quotidien, les puissants de ce monde ont pris des décisions. Mais ce dont tout le monde parle, c'est ce sont les excès de violence en marge du sommet. "Alors s'agit-il de voyous alcolisés ou d'un calcul politique ?" s'interroge le journal. 

Peut-on expliquer une telle violence ? 

On peut, bien sûr, condamner ces émeutes. Mais il faut aussi les comprendre comme une mise en scène qui a un objectif. Alors que les grands de ce monde écoutaient paisiblement la neuvième symphonie de Beethoven, dans la salle philarmonique de Hambourg, des insurgés ont voulu démontrer, dans les rues, que le monde est en train d'imploser. Derrière ce qui peut paraître comme de la violence gratuite, il y a une idée. A-t-elle un sens, ça, c'est discutable, estime le commentateur de la Taz.  

La Frankfurter Allgemeine Zeitung montre une vitrine démolie, des bris de verre par terre. Et en sous titre: "On a appelé ça protestation. Ce qui reste, ce sont des débris et beaucoup de questions ouvertes". Beaucoup plus sévère avec la violence des manifestants, le journal estime qu'il est difficile d'imputer la responsabilité de cette violence au système ou au comportement de la police, même si certains responsables politiques ou de la société civile tentent de le faire. 

Et de souligner que près de 500 policiers ont été blessés dans les émeutes. Se demander si la ville était le bon endroit pour tenir un tel sommet revient déjà à capituler, estime l'éditorialiste de la FAZ. Selon lui, même une police bien préparée est impuissante quand la politique et la justice ne prennent pas les choses au sérieux. Pour lui, c'est l'Etat qui a capitulé.            


La reconquête par les troupes irakiennes de la ville de Mossoul

La Süddeutsche Zeitung montre une photo de Mossoul complètement détruite après neuf mois de combats. Elle rapporte que le chef du gouvernement irakien, qui s'est rendu hier à Mossoul, a parlé de "libération" de la ville des mains des djihadistes de l'Etat islamique et a félicité les combattants et la population pour cette "victoire". 

"Mais on ne peut pas dire pour autant que l'Etat islamique est vaincu", souligne le journal. Bien sûr que la reprise du contrôle de la ville, la deuxième du pays, représente un succès important, symboliquement, pour les troupes irakiennes. Parce que c'est de là que le chef de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, avait proclamé le  "califat" sur les territoires conquis en Irak et en Syrie, depuis la chaire de la grande Mosquée Al Nouri, en été 2014, lorsque la ville est tombée en quelques jours aux mains des islamistes.
 
Il reste cependant encore des poches de résistance à Mossoul même. De plus, les islamistes tiennent encore des territoires à l'ouest de Mossoul autour de la ville de Tal Afar et au sud dans les environs de Hawija. A partir de là, ils perpuétuent toujours des attentats qui touchent Bagdad notamment. 

D'après la Süddeutsche Zeitung, il faut s'attendre à ce que des cellules dormantes et des candidats à l'attentat suicide restent un danger encore pendant des mois. Sans oublier que Daech a posé un peu partout des dizaines de milliers d'explosifs pour empêcher un retour à la vie normale.             
 

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