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Vu d'Allemagne

L'entrée historique de députés d'extrême-droite au parlement allemand et les mesures contre les indépendantistes catalans contestées

C'est demain la rentrée parlementaire en Allemagne. L'entrée historique de 92 députés du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) est contestée, tout comme les mesures drastiques contre les Catalans.  

Pour la première fois, l'AfD, devenue la troisième force politique du pays à l'issue des législatives du 24 septembre, siègera au parlement.    

Die tageszeitung en fait sa Une, au lendemain des manifestations de milliers de personnes, hier, à Berlin, contre l'arrivée des parlementaires d'extrême droite à la chambre des députés.  
Le commentateur de la TAZ estime que ce mouvement de contestation est certes compréhensible. Mais selon lui, "il ne sert à rien de protester contre la présence de l'AfD au parlement, parce qu'il est incontestable que ces députés ont été élus par le peuple". Aussi longtemps qu'ils respectent les lois, ils doivent jouir des mêmes droits que tout le monde. Ceci étant, on peut et l'on doit, évidemment, protester contre les positions xénophobes et populistes dans l'hémicycle. Ce qui ne veut pas dire qu'il faudra réagir à la moindre provocation des députés de l' AfD. Cela ne ferait qu'arranger leurs affaires, selon le journal.       
 
Die tageszeitung se demande par ailleurs si les membres du parti Alternative pour l'Allemagne sauront surmonter leurs divisions internes et publie en Une un montage photo montrant de grosses fissures dans un mur aux couleurs du parti. 

De grosses fissures aussi en Espagne entre Madrid et la Catalogne 

De nombreux journaux suivent l'escalade du conflit entre les autorités espagnoles et les indépendantistes catalans, après la décision du Conseil des ministres à Madrid, de déclencher l'application de l'article 155 de la Constitution, qui doit encore être autorisée par le Sénat, favorable au gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Cet article permet de mettre en oeuvre des mesures drastiques de reprise de contrôle de la région. L'exécutif indépendantiste serait limogé, le Parlement et les médias publics catalans placés sous tutelle.
 

La Frankfurter Allgemeine Zeitung souligne que quasiment personne ne s'attendait à une annonce aussi drastique. Et à son avis, le leader indépendantiste Carles Puigdemont n'a plus grand chose à perdre. Mais le temps presse. D'ici à vendredi, il a le droit de défendre son point de vue devant les sénateurs, écrit le journal qui pense qu'il pourrait leur réserver une surprise et entamer un nouveau jeu, à la dernière minute. 

"Pas de pitié avec les séparatistes de l'aisance" titre de son côté la Neue Osnabrücker Zeitung qui dit ne rien avoir contre l'identité régionale et le droit à la parole en politique. Cela donne aux gens un sentiment d'appartenance à leur région. Mais il ne faut pas pour autant perdre de vue ce qui se passe par ailleurs dans le monde. Parce que dans un contexte de mondialisation, le morcellement d'un terrirtoire en petits Etats ne signifie pas puissance et influence, mais au contraire perte de pouvoir.

D'après le journal, si le leader catalan a encore un tout petit peu conscience de ses responsabilités, il devrait convoquer de nouvelles élections régionales. Cela permettrait à toutes les parties en conflit de respirer et de profiter d'un temps d'introspection. 


 

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