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Culture

L'engagement des Keur Gui à l'affiche de la Berlinale

«The revolution won't be televised» retrace un an de la vie de Thiat et Kilifeu, membres du groupe Les Keur Gui. Ce sont eux qui sont à l'origine du collectif «Y en a marre».

Berlinale 2016 Filmszene - Rama Thiaw - The Revolution Won't Be Televised

Les Keur Gui ont fait descendre les Sénégalais dans la rue

« The revolution won't be televised » est un film sur l'engagement, celui des « Keur gui», la maison en wolof, avant, pendant et après la révolution au Sénégal. Ce sont les deux chanteurs de ce groupe de rap, Thiat et Kilifeu, qui ont conscientisé les Sénégalais et les jeunes en particulier, dénonçant dans leurs morceaux la corruption, la Francafrique ou encore les pannes d'électricité.

Le 25 mars 2012, lors de l'élection de Macky Sall, les espoirs de la population étaient grands. Qu'en est-il près de quatre ans après? « Concernant la situation politique sénégalaise, rien n'a changé », déplore la réalisatrice Rama Thiaw. « Macky Sall a attendu les deux dernières années pour faire des réformes qu'il avait promises. Il y a toujours des problèmes d'inondations à Pikine, Guediawaye, etc dès que la saison des pluies arrive. Les gens n'ont toujours pas d'emplois, la santé est catastrophique, l'éducation aussi, il y a des grèves, y a pas assez de classes etc.»

Berlinale 2016 Regisseurin - Rama Thiaw - The Revolution Won't Be Televised

La réalisatrice Rama Thiaw

La réalisatrice filme également les Keur Gui lors de leur venue au Burkina Faso. Les rappeurs rencontrent les membres à l'origine du « Balai citoyen», le mouvement qui a conduit au départ de Blaise Compaoré. Thiat et Kilifeu se sont également rendus en RDC, toujours dans l'idée d'éveiller les conscience, mais ils sont désormais considérés comme persona non grata par les autorités congolaises.

La jeunesse était prête

Comment expliquer qu'au Sénégal et au Burkina, les mouvements citoyens aient réussi alors que dans d'autres pays comme le Congo ou encore le Tchad ou le Burundi, ils n'ont aucune chance? « Au Burkina, il y a eu beaucoup de luttes qui ont avorté, explique Rama Thiaw. Ce qui est semblable, c'est que les mouvements ont été créés par des chanteurs et qu'à un moment, la jeunesse était prête. Concernant le Burundi, ça a l'air d'être une guerre civile dont on parle très peu, où il y a beaucoup de massacres. Je pense que la véritable question, c'est est-ce qu'il y a des consciences de nation dans ces pays-là ?Au Burkina, il y a une très forte conscience de nation, au Sénégal aussi et je pense que tant qu'il n'y a pas de conscience de nation, on va pas pouvoir aller vers ce type de révolution pacifique. »

Aujourd'hui, les Keur Gui continuent leur combat. Ils viennent d'initier une pétition contre le Franc CFA et espèrent obtenir 10 millions de signatures.

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