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Afrique

L'Egypte sous tension à la veille du référendum

Une partie des électeurs égyptiens sont appelés samedi à voter sur le projet de constitution qui divise le pays. A la veille du référendum, les partisans et adversaires du projet se mobilisent.

Environ 51,3 millions d'Egyptiens sont appelés à partir de samedi à dire oui ou non au projet de Constitution. Initialement prévu sur une seule journée, le vote aura finalement lieu les 15 et 22 décembre, en raison du boycott annoncé de nombreux juges censés superviser le scrutin.

Les Egyptiens de l'étranger ont déjà commencé à voter

Les Egyptiens de l'étranger ont déjà commencé à voter

Dix gouvernorats doivent voter dès samedi, parmi lesquels Le Caire et Alexandrie ainsi que la région instable du Sinaï. 17 autres gouvernorats, où sont situées notamment les trois grandes villes du canal de Suez (Ismaïliya, Port-Saïd, Suez) et la célèbre cité touristique de Louxor, sont appelés aux urnes samedi 22 décembre. Les bureaux de vote seront ouverts de huit heures (6h GMT) à 19 heures (17h GMT). La date des résultats n'a pas encore été officiellement annoncée.

L'armée mobilisée

A la veille de la consultation, partisans et adversaires du président Morsi se mobilisent au Caire et dans plusieurs grandes villes du pays. La semaine dernière, huit personnes au moins sont mortes dans des affrontements entre les deux camps et des centaines d'autres ont blessées.

L'armée est déployée devant le palais présidentiel depuis une semaine

L'armée est déployée devant le palais présidentiel depuis une semaine

En raison du contexte tendu, le président Mohamed Morsi a demandé à l'armée de se déployer, en collaboration avec la police, pour assurer la sécurité pendant le vote. Il a aussi rendu aux militaires le droit d'arrêter des civils dans le cadre du maintien de l'ordre pendant le scrutin. Au total, près de 250.000 membres des forces de sécurité (environ 130.000 policiers et 120.000 soldats) sont chargés de veiller à la sécurité, selon des sources militaires et au ministère de l'Intérieur.

L'opposition qui prône le « non » dénonce un texte adopté en toute hâte par une commission dominée par les islamistes. Elle dénonce le risque d'islamisation accrue de la législation et des lacunes en matière de protection des libertés. Pour les partisans du texte, le référendum est vu comme un vote de confiance pour le président Morsi.

Ecoutez ci-dessous le reportage de notre correspondante Marion Touboul, dans le quartier populaire de Bab el-Sharia, au Caire.

Écouter l'audio 01:51

« Un mot de trop et c'est l'émeute » (reportage de Marion Touboul au Caire)

Audios et vidéos sur le sujet

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