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Afrique

L'Egypte à feu et à sang

La police égyptienne a lancé une opération pour disperser les manifestants pro-Morsi qui occupent les places Nahda et Rabaa al Adawiya. Elle a rapidement tourné au bain de sang.

La police égyptienne lance son offensive

La police égyptienne lance son offensive

Depuis près d'un mois qu'ils occupaient les deux places, les partisans de Mohamed Morsi avaient été priés de partir. Aujourd'hui selon le ministère de l'intérieur, Nahda, la plus petite des deux places qu'ils occupaient serait désormais sous le contrôle des forces de l'ordre.

Bilan encore incertain

Pour le moment, il est assez difficile de dire avec précision combien de victimes cette offensive de la police a fait, tant les chiffres actuels sont contradictoires. Selon un dernier bilan de l'Agence France Presse, au moins 124 manifestants pro-Morsi auraient été tués sur la seule place Rabaa al Adawiya. Selon le journal Le Monde, le ministère de la santé égyptien fait état de 149 morts dans tout le pays. Les Frères Musulmans parlent de 500 morts dans leur dernier communiqué .

La police disperse les manifestants pro-Morsi en faisant usage de gaz lacrymogéne

La police disperse les manifestants pro-Morsi en faisant usage de gaz lacrymogéne

En représailles, ils ont incendié, selon l'agence officielle Mena, une église copte à Sohag, dans le centre de l'Egypte. Et deux autres dans la province d'el- Menia. La Gamaa Islamiyya qui fait partie des initiateurs du mouvement aurait, tout en demandant aux partisans de Morsi de ne pas s'attaquer aux chrétiens ou bâtiments religieux, appelé à la manifestation.

Réactions internationales

L'UE a jugé "extrêmement préoccupantes" mercredi les informations faisant état de dizaines de morts. Le président turc Abdullah Gül a dénoncé une opération "inacceptable" de la police égyptienne. La Grande-Bretagne, le Qatar et l'Iran ont également condamné l'usage de la force pour disperser les manifestants. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a, pour sa part, appelé "toutes les forces politiques" en Egypte " à empêcher une escalade de la violence". La France a invité toutes les parties "à faire preuve de la plus grande retenue". Le vice-président égyptien, le prix Nobel de la Paix, Mohamed El-Baradei a annocé avoir présenté sa démission pour protester contre la répression des manifestants.

La situation reste toujours tendue actuellement au Caire mais aussi dans d'autres villes de l'Egypte.

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