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Carrefour Europe

Le vote italien inquiète l'Europe

Un choc ! Voilà comment le résultat des élections en Italie est vécu dans de nombreuses capitales européennes. Dans cette édition aussi : la Lettonie, qui se prépare à adopter l'euro malgré des réticences populaires.

Pas de vainqueur désigné au sortir des urnes : L'Italie est dans une impasse. Les populistes provoquent le choc

Pas de vainqueur désigné au sortir des urnes : L'Italie est dans une impasse. Les populistes provoquent le choc

Les journaux italiens n'ont guère apprécié la remarque du candidat allemand à la chancellerie Peer Steinbrück

Les journaux italiens n'ont guère apprécié la remarque du candidat allemand à la chancellerie Peer Steinbrück

Cela commence mal... Au lendemain des élections en Italie, le rival d'Angela Merkel à la chancellerie à Berlin, le social-démocrate Peer Steinbrück - connu pour son franc-parler - a qualifié publiquement de "clowns" Silvio Berlusconi et Beppe Grillo. Du coup, incident diplomatique, le président italien Giorgio Napolitano, en visite officielle en Allemagne et tenu à la neutralité, a annulé sa rencontre avec Peer Steinbrück. Quoiqu'il en soit, cet incident donne la tonalité des réactions dans les diverses capitales européennes après ces élections.

Un vote anti-rigueur

Alors pourquoi cette désapprobation ? Il faut reconnaitre que l'on peut s'interroger sur les 30% de voix engrangées par le "Cavaliere" Silvio Berlusconi, 76 ans, sous le coup de plusieurs procès dont un pour prostitution de mineure, et les 25% par Beppe Grillo, ancien comique, fondateur du "Mouvement 5 étoiles", tous deux largement anti-européens.

Rappelons que le candidat de la gauche Pier Luigi Bersani lui n'a réuni que 29% des voix. Il aura une majorité des sièges de députés à la Chambre mais pas au Sénat. Quant au Premier ministre sortant Mario Monti, le "Professeur", chantre de l'austérité et bon élève de l'Europe, il est désavoué avec un maigre 10% des voix. Alors, vote sanction vis-à-vis de l'Europe ? « C'est clairement un avertissement à l'Europe de ne pas continuer uniquement sur la voie de l'austérité », nous a expliqué le président de la section italienne du "Mouvement pour l'Europe", Pier Virgilios Dastoli, que nous avons joint au téléphone à Rome.

Méfiance au sud, espoir à l'est

Des billets estonien, letton et lituanien

Les Lettons se préparent à abandonner leur monnaie, le "lat" pour adopter l'euro

Fin janvier, les parlementaires lettons ont approuvé l'introduction de l'euro à partir du 1er janvier 2014. La loi adoptée à une courte majorité (52 voix pour et 40 contre) prévoit les dispositions pratiques d'affichage de prix, les mécanismes d'information. Riga enverra bientôt sa demande à Bruxelles, qui devrait se prononcer définitivement cet été.

Après avoir subi l'une des récessions les plus fortes au monde - l'économie lettonne s'est contractée de 25% en 2008 et 2009 - la Lettonie connaît aujourd'hui l'une des croissances économiques les plus fortes en Europe. Riga considère la future introduction de l'euro comme une victoire et le signe d'une économie à nouveau forte, mais les Lettons sont beaucoup plus sceptiques comme a pu le constater sur place notre correspondante Marielle Vitureau.

Écouter l'audio 12:30

Les Italiens disent "non" à une politique d'austérité sans soutien à la croissance

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